Les robots de téléprésence

Présentation de la ressource et raison de ce choix

La fiche est issue du site http://www.tousalecole.fr. Le projet de Tous à l’école est d’informer pour mieux scolariser les élèves malades. Le site est notamment soutenu par le ministère de l’Education Nationale, le ministère de la Santé et par des partenaires associatifs. J’ai choisi de parler de cet article car dans l’établissement dans lequel je travaille, nous sommes depuis quelques mois en train de préparer la venue d’une élève en situation de handicap et qui a des problèmes de santé nécessitant des temps d’hospitalisation et des temps de repos à la maison.

L’article et le cours

Les auteurs de cette fiche nous expliquent le cadre dans lesquels sont utilisés les robots de téléprésence, soit à destination d’enfants malades nécessitant des soins ou des hospitalisations, ou encore des hospitalisations suite à des accidents. L’intérêt pour le jeune est d’assurer une continuité pédagogique, mais aussi et surtout une continuité sociale avec ses enseignants et ses camarades de classe, au travers de cet objet connecté qu’est le robot de téléprésence. Ce robot est mobile et piloté par l’élève pour se déplacer entre les salles de classe, mais aussi sur les temps informels comme les récréations par exemple. Il est constitué d’un système assurant un retour visuel et sonore pour l’élève via un smartphone, une tablette ou un ordinateur et également pour l’enseignant et les autres élèves via son écran. Son utilisation nécessite au sein de l’école et à la maison ou à l’hôpital, d’une connexion internet fiable. L’élève empêché peut ainsi suivre les cours à distance tout en étant à même d’intervenir en classe, mais aussi de se déplacer dans les couloirs, d’échanger avec les professeurs et les élèves… Cet écrit est très complémentaire des articles ou des apports que nous avons pu recevoir dans le cadre du cours en numérique et apprentissage, et évidemment des différents retours des autres étudiants, que ce soit sur les robots au service des personnes autistes par exemple ou plus largement de la robotique en éducation. Les intérêts sont très grands pour les élèves empêchés et des évolutions sont en cours tant sur le plan technique pour apporter d’autres fonctionnalités que sur le plan pédagogique pour encore mieux inclure l’élève bénéficiant de ce dispositif. Cependant cette mise en place ne se fait pas du jour au lendemain et demande un accompagnement humain et technique de proximité afin de limiter les problèmes techniques et de toujours mieux répondre aux souhaits des familles et aux impératifs scolaires. De plus, l’interaction est plus grande qu’avec un simple « cours en visio », toutefois, les élèves sont limités dès qu’il s’agit de manipulation pratique ou d’observer des éléments précis par des problèmes de résolution de caméra. Cette fiche nous propose également quelques exemples d’actions qui ont été mises en place dans des lycées et aussi des collèges

Mon opinion

Dans le cadre de l’accompagnement de l’élève que nous recevrons à partir de septembre, je trouve ce genre de pratique fort intéressant à partir du moment où il répond à une double attente, venant de l’élève et sa famille, et de l’équipe enseignante. J’ai appris qu’il existe un Service d’Assistance Pédagogique A Domicile (SAPAD) au niveau départemental, ainsi il pourrait être judicieux de se rapprocher d’eux quant à une éventuelle mise en place dans notre établissement. Ce dispositif est très séduisant, mais il faut aussi se renseigner sur d’autres dispositifs comme « mon cartable connecté » qui peuvent apporter des solutions plus adaptés ou tout du moins plus simple pour une utilisation ponctuelle par exemple. Il me permet de penser à d’autres pratiques notamment dans l’accueil d’élèves en situations de handicap ou d’élèves faisant l’objet d’un PAI (Plan d’Accueil Individualisé). Dans le contexte actuel, où tous les élèves de collège et de lycée ont du apprendre à suivre les cours à distance, cette solution pourrait-elle répondre à des besoins notamment pour les élèves en manque de motivations ou décrocheurs?

Le lien vers la fiche : http://tousalecole.fr/content/communication-num%C3%A9rique-et-robots-de-t%C3%A9l%C3%A9pr%C3%A9sence

LE DROIT A L’IMAGE

Vidéo you tube : https://www.youtube.com/watch?v=nQnW_s4s3-g

Ça sert à quoi ?

  • Pour respecter de la dignité
  •  Pour respecter de la vie privée
  • A  éviter le cyber harcèlement

Concrètement c’est :

  • OUI Je veux bien être photographié et publier mon image
  • NON je ne peux pas être photographié

Concerne qui ?

  • Toute personne,
  • Célèbre ou anonyme
  • Majeur ou mineur
  • Même quelqu’un de décédé, avec l’accord d’un proche

Si on est victime

  • Plainte en ligne CNIL= Commission nationale de l’informatique et des libertés si harcèlement, abus de confiance, injure, diffamation
  • Retrait de l’image peut être demandé

Que risque la personne qui n’a pas respecté

  • 1 an à 30 ans de prison
  • 45000 euros d’amende

Questionnement

  • Vidéosurveillance?
  • Géolocalisation?
  • Quand on tape notre nom sur internet , des données arrivent sans qu’on les ai misent

Technologies de l’information et de la communication (TIC) : Former aux dangers !

Cet écrit consiste à comprendre les risques des nouvelles technologies et l’impact que cela peut avoir sur les nouvelles générations.

Bonne lecture.

 

Introduction

 

Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont révolutionné presque tous les aspects de notre vie privée et professionnelle. Si les élèves ne sont pas capables de naviguer dans un environnement numérique complexe, ils ne pourront plus participer pleinement à la vie économique, sociale et culturelle du monde qui les entoure. Les personnes en charge de l’éducation des apprenants « connectés » d’aujourd’hui sont confrontées à un certain nombre de problématiques complexes, allant de l’excès d’informations au plagiat, et de la protection des enfants contre les risques d’Internet tels que la fraude, les atteintes à la vie privée et le harcèlement en ligne, au choix d’un menu médias adapté et approprié.

Nous attendons de l’école qu’elle apprenne aux enfants à devenir des consommateurs réfléchis en matière de services Internet et de médias numériques, en les aidant à faire des choix éclairés et à éviter les comportements nocifs, tout en faisant un travail de sensibilisation sur les risques auxquels s’exposent les enfants sur Internet et les moyens de les éviter.

 

Une évolution rapide : « Les enfants en avancent sur les parents ? »

 

En une vingtaine d’années, les outils utilisés dans la plupart des métiers et pour des actes aussi élémentaires que la communication, la collecte d’informations, l’archivage des données du passé ou la planification de l’avenir ont été remplacés par des dispositifs numériques. Pour la première fois, les parents et les enseignants d’aujourd’hui ont une expérience limitée, voire inexistante, des outils que les enfants seront amenés à utiliser chaque jour dans leur vie d’adultes. Effectivement les enfants sont de plus en plus tôt confrontés à la réalité du numérique, ce qui peut nous questionner sur notre pratique professionnelle. Pour ma part, je ne me considère pas comme un inculte concernant l’outils numérique et ses différentes fonctionnalités mais je me retrouve par moment dépassé par rapport à des élèves collégiens, ces derniers maîtrises bien mieux l’outils mais également le vocabulaire en lien avec celui-là. En outre, les adolescents d’aujourd’hui ont pour la plupart une maîtrise de ces nouvelles technologies.

 

Rôle de l’éducation face au numérique.

 

Les évolutions technologiques à l’œuvre dans nos sociétés soulèvent des interrogations fondamentales concernant le rôle de l’éducation et de l’école. Quels sont les savoirs et savoir-faire indispensables aux élèves ? Quelle valeur les connaissances acquises traditionnellement à l’école sont-elles dans un monde où tant d’informations sont désormais accessibles sur internet ?

Les compétences typiquement acquises à l’école jouent un rôle déterminant dans l’adoption ou non des technologies numériques par les élèves et leur capacité à en tirer profit.

Dans un monde où la technologie numérique va devenir le principal support de communication, les élèves doivent être capables de trouver et d’exploiter des informations en ligne. Ils doivent se familiariser avec les formats de textes accessibles sur Internet afin d’apprendre à naviguer sur le web de façon fructueuse et réfléchie. L’ensemble de ces processus peuvent s’apprendre et se pratiquer dans le cadre scolaire. L’éducation doit d’ailleurs permettre aux élèves d’adopter le bon comportement face à l’outils numérique afin d’éviter certaines dérives pouvant être dangereuses.

 

Les risques potentiels des nouvelles technologies

 

Lorsque tous les enfants ont accès à Internet, les parents et les enseignants peuvent utiliser les ressources éducatives disponibles en ligne pour favoriser leur apprentissage. Néanmoins, un accès illimité à Internet peut également avoir des conséquences négatives sur le développement de l’enfant. Les personnes en charge de l’éducation des apprenants « connectés » d’aujourd’hui sont ainsi confrontées à un certain nombre de problématiques nouvelles allant de l’excès d’informations au plagiat, et de la protection des enfants contre les risques d’Internet (fraude, atteintes à la vie privée, harcèlement en ligne) au choix d’un menu médias adapté et approprié.

L’école doit apprendre aux élèves à devenir des consommateurs réfléchis en matière de services Internet et de médias numériques, en les aidant à faire des choix éclairés et à éviter les comportements nocifs. Elle peut aussi sensibiliser les familles aux risques auxquels s’exposent les enfants sur Internet et aux moyens de les éviter. Enfin, en plus de protéger leurs enfants des dangers d’Internet, les parents doivent les aider à trouver un juste équilibre entre l’utilisation des TIC à des fins ludiques et récréatives et d’autres activités de détente ne nécessitant pas d’écrans, telles que le sport et, tout aussi important, le sommeil.

 

Conclusion

 

En définitive, la société contemporaine est effectivement en pleine mutation. Les nouvelles technologies y sont pour quelque chose. La réussite de l’intégration des nouvelles technologies dans l’éducation ne dépend pas tant des meilleurs choix en termes de matériel, de temps d’utilisation, de logiciels ou de manuels numériques, mais plutôt de l’intervention d’acteurs clés : les enseignants, les chefs d’établissement et autres décideurs, tous porteurs d’une vision et des capacités pour qu’élèves, nouvelles technologies et apprentissage soient enfin connectés.

 

Julien CASACCIA

LA FORMATION A DISTANCE EN QUESTION : un article de Jean FRAYSSINHES sur « Les nouveaux paradigmes de l’apprentissage des adultes ».

Source http://www.implications-philosophiques.org/actualite/une/la-revolution-numerique-les-nouveaux-paradigmes-de-lapprentissage-des-adultes/

La crise sanitaire que nous traversons est le moment privilégié pour se poser la question du distanciel et c’est une réflexion en cours dans mon contexte de travail. Elle a été initiée avant la survenue du confinement, et amplifiée depuis, avec une accélération des propositions de modules de formation en ligne, webinars etc.… à destination du public accompagné dans sa recherche d’emploi ou dans son projet de reconversion.

Cette situation m’amène à m’interroger sur la différence que nous faisons entre e-learning et FOAD (formation ouverte à distance).Dans la revue électronique Implications philosophiques, qui est un espace de recherche et de diffusion, Jean FRAYSSINHES, Docteur en Sciences de l’Education Chercheur à l’UMR Education, Formation, Travail, Savoirs (EFTS) à l’Université de Toulouse II Le Mirail, a écrit un article intitulé « La Révolution Numérique : Les nouveaux paradigmes de l’apprentissage des adultes ».

Même si cet écrit n’est pas récent, puisqu’il date de 2012, nous y retrouvons tous les éléments qui permettent de faire une synthèse des approches théoriques de la formation à distance à l’heure d’aujourd’hui, car les fondamentaux n’ont pas changé.

Comme le dit Jean Frayssinhes, le monde évolue et l’homme n’a eu de cesse de s’adapter. Arrivés à l’ère du numérique, nous n’échappons pas à cette nécessité de « vivre avec son temps ». Mais pour cela, et dans le contexte de la formation professionnelle continue, qui concerne les adultes s’engageant dans une formation après avoir engagé un parcours professionnel, il est nécessaire de bien définir de quoi nous parlons.

La formation en distanciel fait appel à deux terminologies : le e-learning et la FOAD, et les deux concepts comme les appelle l’auteur de l’article, invitent des éléments différents et se situent dans des contextes toujours en mouvement.

Ainsi, le e-learning, ou « apprentissage par des moyens électroniques » concerne les situations de formation dans leur dimension technique plus que pédagogique. Selon l’Union Européenne, la traduction française nous indique que : « l’e-learning est l’utilisation des nouvelles technologies multimédias de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant d’une part l’accès à des ressources et à des services, d’autre part les échanges et la collaboration à distance. » Cependant, bien que permettant l’accès à des contenus numériques pour se former et à des échanges collaboratifs, il n’aurait de dimension formative qu’à travers l’axe technologique. Pour l’auteur, la pédagogie est peu présente dans ce modèle, ce qui explique qu’il ait plutôt la faveur du monde professionnel que du monde de la formation.

La FOAD va au contraire prendre en compte une dimension plus axée sur l’apprenant et ses besoins, et concerner davantage les organismes de formation ou le système éducatif. Ce terme est apparu en 1991 et concentre d’après Jean Frayssinhes trois éléments indissociables :

  • Un concept d’apprentissage en construction
  • Un cheminement qui permet d’avancer progressivement
  • Un dispositif composé d’éléments pédagogiques et techniques

La FOAD va donner naissance à une révolution dans le système de transmission des savoirs dans la formation continue, et dans le métier de formateur. Elle fait aussi apparaître une nouvelle branche de la sociologie : la sociologie de l’autoformation. L’idée de ce dispositif est alors de donner à l’apprenant une liberté de choix dans le contenu, la durée, le rythme de sa formation.

Ainsi la FOAD permet de passer d’un apprentissage transmissif à un apprentissage appropriatif, où l’apprenant est acteur de sa formation.

L’auteur fait référence aux apports d’Alain Jaillet qui « transforma le triangle pédagogique de Houssaye en tétraèdre centré (Jaillet 2004, p 196), ajoutant aux trois pôles le groupe d’apprentissage et le médium utilisé (environnement technologique), deux composantes essentielles en FOAD. »

Figure 1 – Tétraèdre Centré

Tétraèdre centré :Jaillet, A. 2004. L’école à l’ère numérique. Paris : l’Harmattan.

Je rejoins l’auteur sur les conditions nécessaires à la réussite des apprentissages en distanciel, car ils ne mettent pas tous les apprenants sur le même pied d’égalité. En effet, l’isolement, la motivation, l’accès à internet, et la capacité à apprendre ne sont pas les mêmes pour tous.

Par ailleurs, des facteurs économiques sont en jeux aussi bien au niveau des entreprises que des organismes de formation : réduction des coûts pour la première mais aussi investissements avec des répercutions sur le rapport coût/résultat ; gain de productivités pour les organismes de formation grâce à plus de flexibilité, mais nécessité de faire évoluer les pratiques des professionnels qui voient parfois l’arrivée du numérique comme l’appauvrissement de la relation avec l’apprenant.  Cependant, l’intérêt de l’apprenant dans ce type de dispositifs n’est pas négligeable dans la mesure où ils donnent accès à des contenus et des outils. Ces derniers peuvent palier à un manque de mobilité nationale voire internationale, privilégier une organisation personnelle compatible avec la démarche de formation, se former à son rythme, gagner en autonomie, etc… L’aspect économique de la formation à distance est aussi à regarder du côté des apprenants dans le sens où elle permet de réduire des dépenses (déplacements, hébergement, …).  

Le numérique dans l’apprentissage, et donc dans la formation, est comme je l’ai dit un sujet d’actualité, et d’autant plus pertinent dans la situation actuelle. Par ailleurs, il concerne directement ma pratique de consultante. Mon regard sur l’avènement de cet outil est lié à deux approches : celle de la professionnelle qui donne accès à des contenus en ligne et celle qui les utilise en interne pour de l’autoformation. Pour moi, dans les deux situations, il y a des prérequis incontournables :

  • Que l’apprenant (moi ou le bénéficiaire) accède à l’outil dans de bonnes conditions techniques
  • Que la navigation soit ergonomique
  • Que l’utilisateur présente une certaine maturité informatique
  • Que la motivation soit au rendez-vous

Je dirais ensuite que la formation à distance n’est pas indiquée pour tous les apprenants, et qu’il faut impérativement adapter la « prescription » au profil et au projet de la personne.

Aujourd’hui, nous subissons une injonction de nos entreprises pour « faire du distanciel » et ainsi « coller à l’air du temps », par peur d’être distanciés ou mis en concurrence avec des structures qui auraient plus vite ou mieux compris les enjeux économiques et financiers. Mais il ne faut pas oublier que le sens de tout cela est essentiel, et que « faire pour faire » n’aura pas les effets attendus et viendra à moyen-long terme remettre en question la pratique. Je pense donc qu’il faut prendre le temps de concevoir et adapter les propositions de formation en fonction des publics et de leurs objectifs personnels et professionnels, prendre le temps d’évaluer et avoir une démarche réflexive qui permettra d’optimiser les offres de formation.

FingerReader : une bague liseuse pour les malvoyants.

Pourquoi ce choix :

Ma sœur étant mal entendante je connais le handicap de près et je sais à quelle point ce peut être difficile dans certains contextes. Heureusement certains objets connectés viennent les aider et améliorer leur quotidien. Je connais quelques objets connectés pour les malentendants tels que des appareils auditifs connectés ou réveils connectés, mais je ne connais pas d’objet connecté pour les malvoyants, j’ai donc été intriguée par leFingerReader.

C’est donc grâce à ce cours que j’ai découvert cette liseuse pour les malvoyants.

Présentation :

Il s’agit d’une bague qui est conçue pour lire du texte à haute voix et permettre aux non-voyants d’accéder à la lecture autrement qu’à travers le braille.

Elle fonctionne à la fois sur des livres traditionnels c’est-à-dire sur support papier mais également sur des liseuses grâce à une micro caméra haute définition, un système à retour d’effet et un logiciel d’analyse et de synthèse vocale qui travaillent en temps réel.

Cette bague placée sur l’index, permet à l’anneau de scanner le texte au rythme du défilement du doigt pour le restituer à la voix.

Pour aider les malvoyants à suivre les lignes, des capteurs adaptés sont placés sur la bague afin d’identifier les mots même si le lecteur dévie la trajectoire du texte. La bague est également conçue pour donner des consignes de repositionnement de l’index et vibrer à chaque fin ou début de texte. 

Cette technologie a été mise au point par une équipe du Média Lab au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ce prototype s’inscrit dans une évolution du concept EyeRing créé en 2012 qui permettait à une bague équipée d’une micro caméra de prendre en photo des objets pour en obtenir une description audio.

Opinion:

De mon point de vue cet objet connecté est révolutionnaire pour les malvoyants qui pourront accéder à la lecture autrement que par le braille. Néanmoins, il reste des axes à améliorer : -la vitesse de déchiffrage qui reste encore un peu lente -l y a cependant une limite dans la taille des caractères, qui ne doit pas être inférieure à 12 points.

Depuis son annonce en 2014, le projet FingerReader semble toujours être en développement afin d’améliorer de nombreux paramètres. En effet aucune recherche depuis montre son aboutissement. Comme beaucoup de prototypes ingénieux, il est possible que cette bague reste à ce stade et ne soit jamais proposée aux personnes qui en auraient besoin. Espérons donc que ce projet aboutisse, pour le plus grand plaisir des malvoyants.

La fracture numérique

Définition : incapacité à utiliser les appareils numériques en raison d’un manque ou d’une absence totale de connaissances à propos de leurs fonctionnements.(wikipedia)

Dans son approche avec l’éthique du numérique, la question de la fracture numérique sera abordée ici sous l’angle des emplois fait du numérique et partant, elle prendra en compte les questions générationnelles et géographiques.

Intérêts pour ce thème

Le choix de travailler sur ce thème est en lien avec la population que j’accompagne en structure gériatrique (53% des personnes de plus de 70 ans sont concernées par la fracture numérique). D’autre part de façon empirique, ma confrontation avec la réalité des pays en développement face à la fracture numérique. Ceci dans le but d’en prendre un peu plus connaissance et envisager d’éventuelles solutions.

Comment est il possible de vivre aujourd’hui sans le numérique ?

Selon une étude faite, 11 millions de français sont à ce jour concernés par l’absence ou la mauvaise utilisation du numérique et ses objets.

34% de personnes peu ou pas diplômées n’ont pas accès à internet.

14% n’ont ni d’ordinateur, ni tablette

20% n’ont pas d’ordinateurs à domicile

24% des habitants de petites communes de moins de 2000 habitants n’ont pas de connection internet

53% de plus de 70 ans sont davantage la population concernée par la fracture numérique.

Selon l’INSEE la fracture numérique touche 17% de la population française. https://www.lexpress.fr

Fracture numérique et question générationnelle.

Les personnes âgées 53% en tout, n’ayant pas accès à l’utilisation du numérique sont davantage exposées aux arnaques, dans la mesure où elles sont totalement tributaires des services en lignes par des tiers, plus que les personnes plus jeunes dans la même situation. Selon cyberdelinquance.gouv.fr, en 2018 plus de 28000 personnes ont été victimes de cybermalveillance. Ces personnes sont victimes d’arnaque et de malveillance du fait qu’elles ne maîtrisent pas l’utilisation des outils informatiques. Mais les seniors sont davantage exposées de par leur fragilité, leur dépendance et leurs moyens financiers pour certains n’ayant pas une grande pension de retraite. C’est une pratique susceptible de s’accroître face à des périodes par exemple de confinement requérant beaucoup plus les services en ligne. C’est un réel problème d’éthique du numérique. Mais sur une échelle géographique, la limites à l’utilisation du numérique soulève d’autres problèmes.

La fracture numérique dans les pays en développement

Les véritables problèmes des pays en développement face à la fracture numérique (exemple le Cameroun) sont la pauvreté, la faim et surtout la fourniture en électricité. Le climat n’étant pas favorable à la production nucléaire de l’électricité, celle-ci est hydro électrique : soumise aux rythme des saisons sèches où les rivières sèchent, entraînant des coupures d’électricité. Ce qui rend difficile la possibilité d’utiliser le numérique et ses objets (les appareils se déchargent rapidement). Voilà ce qui entretien la fracture du numérique dans ces pays, même si l’achat des appareils du numérique peut être possible difficilement certes. Faute de pouvoir apprendre par exemple par le web, les jeunes en profitent pour beaucoup, le temps que le permet la connection et l’électricité pour admirer sur google les images des pays occidentaux. Ceci en nourrissant le rêve d’y aller au risque de mourir dans le désert ou dans la mer. Ne pas pouvoir utiliser le numérique aujourd’hui pour la jeunesse africaine est une fracture dans leur évolution, et une mise en péril au travers de l’immigration clandestine. Des efforts sont fournis pour combattre le problème de la fracture numérique dans ces pays, comme on le voit dans cette vidéo.

Fracture numérique et pédagogie

L’usage du numérique et son importance en pédagogie est sans équivoque de nos jour. Mais face à l’impossibilité de l’utiliser, on a désormais une forme de handicap désigné « l’illectronisme ». Il est une définition actuelle de la fracture numérique : cette incapacité que peut rencontrer une personne à utiliser les appareils numériques.

De même que l’illettrisme comme handicap nécessite une prise en charge, l’illectronisme devrait en avoir de prévue à grande échelle, car elle est un réel problème tant social qu’en formation ou en éducation et génère des problèmes éthiques.

Rob’Autisme : « Accueil des Robots sur la planète Autisme : Quand les robots viennent en aide aux enfants avec TSA »

La thématique abordée est celle des apprentissages en faveur d’enfants Autistes par le biais de la programmation robotique. Je me suis intéressé à cette recherche à double titre, car je travaille auprès de personnes adultes avec TSA et d’autre part, le nombre de personne avec Autisme est en augmentation permanente dans le monde et qu’il convient alors de mobiliser notre trésor d’imagination en tout genre afin de mener à bien nos actions pédagogiques, éducatives et psychopédagogiques en leur faveur. L’Autisme me fascine et me questionne.

Que faisons-nous pour les personnes avec Autisme ?

Est-ce à la personne avec Autisme de s’adapter au monde ou est-ce l’inverse ?

En quoi la programmation robotique peut-elle être un facteur d’apprentissage pour elle ?

Quelle autre ressource peut-on trouver ?

NAO

En tout cas, j’ai pu trouver une nouvelle source d’inspiration pour mener à bien nos actions pédagogiques ou éducatives auprès des personnes avec TSA au travers de cette recherche menée par l’association « Rob’Autisme » en la personne de Mme Sophie SAKKA. Elle est chercheuse en robotique à l’école Centrale de Nantes et présidente de l’association Robots ! qui a pour objet la démocratisation de la robotique et nous propose une vision humaniste du robot. Elle nous raconte comment en collaboration avec Stereolux et le CHU de Nantes, elle a appris à 6 adolescents avec TSA à manipuler NAO, un robot humanoïde, pour le faire parler. Cette expérience a changé la vie de ces jeunes, les résultats ont dépassé toutes les attentes.

Au bout de 6 mois, les adolescents sont sortis de leur isolement, sont devenus capables de communiquer entre eux et de s’exprimer même en dehors des ateliers. Ils s’expriment à travers NAO. Une aventure remarquable grâce à une initiative technologique mais pleine d’humanité.

Mon opinion : Je trouve ce programme « Rob’Autisme » très intéressant et novateur. Pourquoi ? Car c’est une révolution et c’est un autre exemple de mise à disposition des « machines » en faveur de l’Autisme. J’insiste sur le fait que dans cette démarche psychopédagogique, les enfants ne sont jamais seuls et que ce programme a été accompagné par les professionnels chercheurs. Donc, la question « humaine » n’a jamais été écartée. Il n’a pas été question d’isoler les enfants et de remplacer l’adulte par des programmes ou outils numériques, mais bien d’utiliser le robot comme objet médiateur d’apprentissage. De plus, il n’a pas été question de programmer des actions individuelles pour des productions individuelles mais bien de permettre à des enfants Autistes de s’exprimer en société et d’apprendre des us et coutumes de vie en société. C’est une démarche collective réalisée en groupe et donc socialisante. Pour moi, certes, le robot devient « partenaire » d’apprentissages, mais il demeure indissociable du lien social qui restera à jamais une condition fondamentale pour l’apprentissage de la vie en société.

Quelques liens utiles:

Vidéo de la restitution de l’atelier Robotique conçu par les enfants avec TSA.

Conférence de Sophie SAKKA, Rennes, 4 Août 2016. Argumentaire sur cet apprentissage avec les NAO.

Enfin, bien que ces actions soient gratuites, il est nécessaire de se déplacer à Nantes pour y participer. De plus, le nombre de place étant limité et faire déplacer les NAO au domicile de chacun est aujourd’hui onéreux. Alors en poursuivant mes recherches sur les objets connectés, j’ai trouvé une solution intermédiaire qui pourrait satisfaire un large public. La société LEGO propose la construction d’un Robot à programmation numérique qui a certes moins de fonctionnalités que les NAO et qui se présente sous forme un peu juvénile mais il se présente sous une forme similaire et l’application numérique permettant son utilisation est simple. Alors pourquoi pas ?

Vidéo de LEGO Boost fonctionnant avec une application gratuite.

Ados cyberharcelés: que faire?

En 2019, sur 7,7 milliards de personnes, nous comptons environ 3,7 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux dans le monde soit environ 48% de la population mondiale. Comme nous le savons, beaucoup d’entre eux sont des jeunes qui utilisent les réseaux sociaux, mais pas toujours de la bonne manière.

L’utilisation des réseaux sociaux pour les jeunes permet de communiquer plus facilement avec leurs amis, ou leurs proches même s’ils habitent loin ce qui parfois permet de recréer des liens, elle permet également de partager plus facilement des choses avec leurs amis (photos, anecdotes, etc.) et enfin elle permet de se tenir facilement au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais une mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux expose l’individu a des risques non négligeables.  

Prenons l’exemple du harcèlement scolaire. Malheureusement il a toujours existé, mais depuis le développement d’internet et des réseaux sociaux, il s’est fortement aggravé. Désormais le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires, on parle alors de cyberharcèlement. Le cyberharcèlement est défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ». Il s’agit souvent d’intimidations, d’insultes, de moqueries, de menaces mais aussi de propagation de rumeurs ou encore de publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture. Le cyberharcèlement est réalisé via des téléphones portables, les réseaux sociaux, les forums, les messageries et donc peut atteindre n’importe quel jeune aujourd’hui.

Ainsi, nul n’est épargné, chaque enfant peut être touché par cette persécution, il est donc nécessaire pour les adultes d’être attentifs et d’apprendre aux jeunes l’utilité et les limites de ses réseaux.

Etant maman de trois enfants et travaillant dans un établissement scolaire, c’est un phénomène qui m’interpelle et qui m’amène à me poser la question de comment identifier et accompagner un enfant cyberharcelé. En effet, en étant toujours au contact de jeunes j’ai d’autant plus de risques un jour d’y être confronté. Je me suis donc penchée sur un article écrit par Elisabeth Gordon et posté sur planète santé le 22 Mars 2016. Même si l’article date de 2016, il reste toujours d’actualité. Voici le lien : https://www.planetesante.ch/Magazine/Bebes-enfants-et-adolescents/Harcelement/Ados-cyberharceles-que-faire

Selon cet article, 10% des enfants en âge scolaire seraient victimes de harcèlement dont 6% des adolescents entre 12 et 18 ans. C’est pourquoi, selon Serge Ghinet, directeur du Service de santé de l’enfance et de la jeunesse (SSEJ) du canton de Genève et coordinateur du programme de prévention harcèlement, le harcèlement serait « la forme de violence la plus courante en milieu scolaire, mais aussi la moins visible ».

Les réseaux sociaux tels que Facebook, Snapchat ou les groupes de discussion WhatsApp ont permis la démultiplication du phénomène. Désormais le harcèlement n’est plus cantonné aux moments où l’enfant est à l’école, il le poursuit n’importe où, 24 h / 24 et 7 j / 7, ne laissant plus aucun répit à l’harcelé. Ainsi, il est dorénavant possible d’atteindre une personne en permanence. L’utilisation des réseaux sociaux permet une violence plus rapide puisque peu de temps suffise pour déposer une insulte, un message haineux, indirecte c’est à dire sans s’adresser à la victime et de manière groupée du fait qu’il y ait beaucoup plus de spectateur que dans les couloirs de l’école. De plus il est souvent difficile de tout supprimer laissant ainsi des traces de cette violence.

Toutefois ce phénomène ne laisse pas que des traces sur internet, mais également sur l’individu concerné. En effet, comme l’explique l’article étudié, le cyberharcèlement a des conséquences néfastes sur la santé de la victime qui peut souffrir d’un point de vue physique de maux de têtes et maux de ventre, de vomissements, et d’un point de vue psychique de stress, anxiété, perte de confiance en soi. Ce qui n’est pas sans incidences, pouvant ainsi entrainer la consommation de substances illicites, la dépression ou même des pensées suicidaires allant même à des passages à l’acte. Il y a également des effets sur la scolarité, car le cyberharcèlement entraine un mal être tellement profond que l’élève ne souhaite plus venir en classe et cumule ainsi retards et absences entrainant une baisse des résultats. Il faut donc être attentifs à ses signes d’alertes qui peuvent être l’explication d’un cyberharcèlement ou d’un harcèlement au sens plus large.

Pour éviter au maximum ces conséquences dramatiques que nous venons d’évoquer, la solution est d’arriver à une libération de la parole. Comme le souligne notre spécialiste dans l’article étudié l’adolescent harcelé doit « En parler à un adulte, afin de briser la loi du silence ». En effet, plus vite l’élève en parlera, plus vite l’accompagnement sera mis en place et plus vite la persécution s’arrêtera. En revanche, si l’élève se tait, se mure dans le silence et que personne ne remarque rien il y a peu de chance que le ou les harceleur(s) s’arrêtent ce qui peut entrainer des conséquences dramatiques pour le harcelé. Il est donc très important pour les adultes de remarquer au plus vite un cas de harcèlement et de le traiter rapidement.

Le schéma ci-dessus illustre les différentes étapes de la gestion d’un cas de harcèlement à l’école.

Monsieur Ghinet propose un plan d’action et de prévention pour les établissements scolaires. Il suffirait de se référencer et suivre le protocole mis en place en cas de connaissance de harcèlement à savoir : évaluer la situation à l’aide d’entretiens réalisés avec les différents acteurs du harcèlement, agir rapidement afin d’éliminer cette persécution et enfin surveiller pendant une certaine durée que la situation ne recommence pas. Concernant les parents de la victime, notre spécialiste leur conseille de parler régulièrement avec leur enfant et surtout ne pas régler ses comptes avec les parents du ou des harceleur(s).

Voici quelques conseils, que nous donne l’expert et que nous pouvons transmettre à nos futurs élèves, sur l’usage des réseaux sociaux afin de limiter le cyberharcèlement :

  • réfléchir avant de poster un texte ou une photo;
  • vérifier les paramètres de confidentialité, afin de protéger son identité numérique sur les réseaux sociaux;
  • ne pas accepter une demande de contact de la part d’une personne que l’on ne connaît pas;
  • ne jamais révéler son mot de passe, ni son identité, son adresse ou son numéro de téléphone.

Pour conclure, je pense qu’il est de notre responsabilité à tous d’être attentifs à ces jeunes. Tous les adultes, le personnel éducatif et les parents, doivent agir ensemble pour prévenir et combattre le cyberharcèlement. Nous avons une responsabilité en termes de prévention mais aussi d’aide en cas de difficulté. Chacun doit sensibiliser à son niveau des dangers d’internet et plus précisément des réseaux sociaux et prévenir des risques d’étaler sa vie privée afin de lutter contre le cyberharcèlement et protéger les jeunes.

Pour aller plus loin :

Des sites d’accompagnements et de ressources :

https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

Ce site du ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse présente ce qu’est le harcèlement et le cyberharcèlement puis énonce des conseils en fonction du rôle de chacun dans une situation de harcèlement (victime, auteur, témoins, parents, professionnels…) Il offre également des ressources tels que des outils de sensibilisation à travers différentes campagnes, des guides thématiques et des plans de prévention. Enfin il propose le concours « non au harcèlement ». Pour sa sixième édition, c’est plus de 40 720 élèves qui se sont inscrits pour dire « Non au harcèlement » et qui ont réalisés 670 affiches et 668 vidéos. Les élèves de plus en plus impliqués se rendent davantage compte du danger et contribue à la diminution du harcèlement.

https://www.e-enfance.org/

E-Enfance est une association créée en 2005, reconnue d’utilité publique agréée par le ministère de l’éducation nationale. Elle sensibilise les jeunes en responsabilisant les enfants et les adolescent-e-s sur leurs usages du numérique, elle informe les parents, elle forme les professionnels au contact des jeunes et elle développe des outils pédagogiques adaptés à tous les publics. Elle propose également une assistance téléphonique gratuite : Net Ecoute 0 800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans les problématiques que rencontrent les enfants et les ados dans leurs pratiques numériques.

Justine Altan, Directrice de l’association e-Enfance, nous explique comment les écoutants de la plateforme Net Ecoute prennent en charge les victimes de cyber harcèlement.

Des actions pour lutter contre le cyberharcèlement à l’école et à la maison :

Pour éduquer au numérique de l’école à la maison

https://youtu.be/6SlD5kKiBFg : Campagne 2019 contre le cyberharcèlement.

Témoignage :

Voici le message poignant de Marion Seclin, championne de France de cyberharcèlement qui témoigne après avoir été victime d’un des plus gros cas de cyberharcèlement en France en ayant reçu 40 000 messages menaçants, insultants et violents en un an.

 La loi et le cyberharcèlement :

Sans loi et protégés par l’anonymat, les cyberharceleurs pouvaient tout se permettre en toute impunité jusqu’en 2014 où une première action a été mise en place par le gouvernement. Désormais, le cyberharcèlement ou harcèlement en ligne ou cyberintimidation est condamné par l’article 222-33-2-2 du Code pénal, créé par la loi 2014-873 du 04 août 2014, comme suit :

« Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail. »

Il faut savoir que le chiffre des plaintes déposées ne cesse d’augmenter, il a même doublé entre 2016 et 2018, passant de 235 à 497 plaintes, selon le ministère de l’Intérieur.

Dopamine : Web série d’Arte

https://www.arte.tv/fr/videos/Rc-017841/dopamine/

Cette source intitulée dopamine présente 7 applications du numérique, leurs caractéristiques et fonctionnalités, pour les quelles la sécrétion de la dopamine est indispensable. Il s’agit de : Youtube-Snapchat-Tinder-Instagramme-Uber-Candy crush -Facebook. Il s’agit de médias sociaux ayant pour but de maintenir ou de créer du lien social, basées sur un mécanisme essentiel et primitif du cerveau humain.

Décrits par Arte tv comme conçus pour capter l’attention , choisir de travail sur cette source me permet dans un premier temps d’approfondir ainsi la connaissance de ces quelques outils du numérique que j’ai souvent survoler sans grande attention. Mais dans un deuxième temps, mon choix est davantage motivé par la dopamine mise ici en exergue, car en lien avec mon activité professionnelle ( professionnelle de résidence gériatrique et donc confrontée à la maladie de parkinson).

Les médias sociaux de Arte tv

Les médias sociaux dont il est question ici sont des applications. Dans le domaine du numérique, ce sont des programmes directement utilisés pour réaliser une tâche ou un ensemble de tâches (des navigateurs), téléchargeables sur smartphones ou appareils électroniques mobiles.

Tinder : application de rencontre.

Uber : application de portage de véhicules offrant une alternative fiable à tous les trajets.

Instagramme : application, réseau social, service de portage de photos et vidéos.

Snapchat : application permettant de communiquer facilement avec des amis, de regarder des lives, des stories du monde entier en s’informant grâce à la rubrique découvrir.

Candy crush : application de jeux en ligne avec des sucreries ou bonbons.

Youtube : site d’hébergement de vidéos et média social sur lequel les utilisateurs peuvent envoyer, regarder, évaluer, partager des vidéos en streaming.

facebook : le plus grand réseau social qui comporte des applications rattachées telles que messenger, whatsap..

cf wikipédia..

Elles sont des plates formes sociales occidentales. Mais pour se rendre attractives, elles suscitent la création de la dopamine. Qui aurait penser retrouver la dopamine dans l’usage du numérique ? Personnellement cela paraissait invraisemblable. Or la dopamine est ce qui permet en rendant accro, de continuer d’utiliser ces applications. Qu’est ce qu’il en est exactement ?

La dopamine

Il s’agit d’une hormone, un neurotransmetteur : une molécule qui transmet des informations entre les neurones. Elle est indispensable à l’activité normale du cerveau et produite par des neurones au niveau de l’hypothalamus. Elle intervient dans diverses fonctions motrices, la motivation, les récompenses. C’est pourquoi sous cet effets, les utilisateurs de ces applications en deviennent accro et addicts.

Le But de ces appli étant de rendre accro dans les intérêts de leurs concepteurs, les utilisateurs ont à chaque récompense de la sécrétion de dopamine qui à son tour va entretenir la motivation et le plaisir à jouer ou à utiliser en discontinu ces applications. D’où la place et le rôle de la dopamine désignée dans ce cadre comme : « hormone du bonheur. »

Avantages et inconvénients

Si dans un cadre ludique la sécrétion de la dopamine suscite plaisir, bonheur et motivation, selon sante.journaldesfemmes.fr , l’excès de dopamine peut entraîner des symptômes associés à la schizophrénie et augmenter l’agressivité. Un bas niveau de dopamine peut mener à un manque de motivation, à de la fatigue, à des comportements d’addiction aux substances stupéfiantes, des changements d’humeur et des pertes de mémoire. Les problèmes d’humeur sont reconnus dans la pathologie clinique associée au problème de la dopamine.

Dopamine et maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la plus connues des pathologies liées à un manque de dopamine. Il s’agit de la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Elle est causée par la destruction des neurones producteurs de dopamine. Elle touche plus de 200000 personnes en France. Son mécanisme connu : lenteur, rigidité, tremblement cf : https://www.franceparkinson.fr

Si à travers quelques applications du numérique l’on peut susciter la sécrétion d’une molécule indispensable à la santé des seniors, malgré le côté addictif des appli sus décrites, ne seraient-elles pas à prendre en compte dans la lutte et la prévention de la maladie de Parkinson ? Pour les génération X du numérique se rapprochant du troisième âge, la question de la motivation , du plaisir, comme sur le mode de fonctionnement de ces applications pourrait elle être prise en compte et adoptée ? Comment donc ?

Faudrait il craindre que l’intense et régulière sécrétion de la dopamine chez les jeunes utilisateurs de ces médias sociaux puisse disposer à une moindre production de dopamine en vieillissant et donc faciliter l’apparition de la maladie de Parkinson ?

Mutations anthropologiques contemporaines:le combat de la « désinformatique » en éducation

Voici une analyse personnelle qui s’appuie sur les cours suivis et sur quelques données glanées. Je vous souhaite bonne lecture.

Les premières lignes du code de l’éducation définissent son objet comme étant  « la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants » (Code de l’éducation, chapitre premier, article L 111.1). Cela nécessite donc, de fait, une adaptation de l’école en fonction de l’élève et de son évolution. Il faut donc penser l’école « au jour le jour » au regard de l’évolution anthropologique de cet élève, quel qu’il soit.

Depuis quarante années nous connaissons l’avènement de l’outil informatique pour le grand public et son développement comme en témoigne par exemple le plan ministériel de 1985 IPT (informatique pour tous) qui souhaite le faire entrer dans chaque école. Jean-Pierre ARCHAMBAULT en dira d’ailleurs dans son rapport que ce plan aura « constitué un symbole très fort du caractère irréversible de la mutation en cours vers la société de l’informatique ». Cette mutation rapide et exponentielle est aujourd’hui au cœur de toutes les inquiétudes, et notamment dans le milieu scolaire, du fait de l’ampleur qu’elle prend : l’accès aux informations –ou « non informations »- se fait de plus en plus rapidement, et laisse seul le jeune face à ces données sans, si on n’y prend garde, analyse et recul de la situation évoquée. Outre le fait que le jeune se retrouve alors en possession d’une donnée informationnelle réelle ou erronée sans philtre, il prend l’habitude d’être submergé en continu de ces informations qui viennent de nombreux vecteurs, en pensant ainsi tout contrôler, et ainsi se retrouve en situation de détresse et en manque lorsqu’il n’y en a plus, par peur de ne plus maîtriser. La frustration monte alors de ne pas remplir cet espace vide, ce qui crée chez lui des tensions, agitations, déconcentrations. Et nous sommes aujourd’hui à chercher les moyens, souvent disciplinaires, de réguler cela. N’y aurait-il pas une réflexion à mener plus en amont, sur la formation des enseignants et éducateurs notamment, des familles, afin que l’informatique devienne non plus un outil mais un instrument?

Les enjeux de cette réflexion sont pour le moins importants si l’on voit la vitesse à laquelle cette évolution s’est mise en place dans nos sociétés et quelle part elle prend dans nos maisons. Dans quelle mesure, peut-on alors se questionner, le « faire toujours plus vite », lié à l’évolution du numérique, change la manière de travailler dans les établissements scolaires ? N’y a-t-il pas en ce moment, dans nos classes, face aux tableaux interactifs, une éviction progressive de la prise en compte de l’individu par la mise en commun facilitée par l’évolution. N’était-ce pas l’opposé exact de l’utilité primaire de ces outils qui devaient permettre de penser l’enseignement de manière plus individuelle et différenciée?

Nous tenterons d’exposer dans un premier temps les changements anthropologiques des élèves liés à cette évolution, puis nous analyserons les effets que cela a eu ou doit avoir sur les pratiques pédagogiques dans notre collège de l’agglomération nantaise. Loin de stigmatiser l’informatique, nous tenterons ici d’analyser cet outil susceptible de nous faire aller plus loin plus vite, mais qui, comme tout autre outil, a son côté tranchant, prêt à blesser si on ne l’utilise pas de la bonne manière.

Fini donc cet élève assis, face au tableau, écoutant « religieusement »  son maître sans le remettre en cause, ni lui, ni son savoir. Fort d’une accessibilité décuplée à l’information quelle qu’elle soit, le jeune peut acquérir des connaissances dans de nombreux domaines, ceux qui lui plaisent et l’attirent en premier lieu. Il est en effet aisé pour lui de récupérer sur des sites dédiés un bon nombre de savoirs liés à une notion, un objet, un concept… un peu comme une encyclopédie ouverte en continu et qui s’adapte en temps réel et où chacun peut donner son avis, son expérience. Ainsi chacun peut penser pouvoir devenir un petit Diderot en participant à l’évolution des informations en ligne. Pourtant, cela participe surtout de la désinformation : chacun donnant son avis, on pourrait penser que cela permettrait d’affiner par l’empirique les idées émises. Il n’en est rien. Pensant pouvoir donner une information objective, l’individu peu éclairé n’en donne en fait qu’un avis trop souvent subjectif. Ainsi, l’information n’est pas affinée, bien au contraire, elle s’emplit d’anecdotes personnelles, d’avis pour la plupart puérils, de quelques conseils, et très rarement d’idées nouvelles ou éclairées. Au lieu de compléter, d’étayer, l’information s’alourdit, se mélange, et perd alors de son sens. Et pourtant, cette information se multiplie et se propage à grande vitesse, disponible rapidement au plus grand nombre. A l’autre bout, c’est l’individu lambda qui récupère cela, sur son téléphone, sa montre connectée, son ordinateur de bureau ou tout autre BYOD (Bring Your Own Device). Et le plus souvent, il est seul face à cet écran. Que peut-il faire de cette information qui l’intrigue? On aimerait penser qu’il va la confronter avec d’autres, récupérées sur des sites plus complets et sérieux, où les auteurs sont éclairés. Mais bien souvent, l’information donnée en premier lieu est l’information crue, prise pour source puis utilisée.

Cet individu, nous le retrouvons dans nos classes susceptibles de lui apporter les savoirs nécessaires à son évolution. Ce qui a changé ces quarante dernières années est que ce jeune croit qu’il a déjà l’information et les compétences nécessaires pour la traiter. Ce jeune est aujourd’hui en quête de nouvelles informations et trouve en l’école un lieu « has been »  n’utilisant que très peu l’outil que lui connaît parfaitement et manipule aisément. Nous ne le comprenons que trop mal, car il n’est plus comme nous qui, des années plus tôt, quand nous étions à sa place, écoutions et croyions l’éducateur. Il est aujourd’hui en perpétuelle incertitude entre ce qu’il a vu via ses liens et ce qui lui est dit en classe. De plus, il est dans une classe où il n’est plus seul, où l’informateur n’est plus centré sur lui essentiellement comme tous les sites qu’il utilise via les « cookies », il n’est plus le centre de l’attention. Comprenons-le : il n’est plus abreuvé d’informations, il a donc le sentiment de ne plus maîtriser ce qui se passe autour de lui, ayant le sentiment que le monde tourne sans lui, sans qu’il ne connaisse tout. Imaginez le sentiment de peur du vide que cela doit lui procurer. Une espèce de manque doit se faire ressentir alors et il trépigne de pouvoir retourner rapidement sur ses réseaux pour récupérer ce qu’il a manqué. Il ne peut plus être concentré, surtout qu’il a pris l’habitude maintenant de « média-snacker » et ainsi papillonner entre les différents vecteurs d’informations sans en approfondir un réellement.  L’élève aujourd’hui n’est donc plus un expert dans un domaine, mais il touche à tout sans approfondir. On pourrait se poser la question de l’incidence que cela a sur son futur, dans l’optique de trouver un travail et de s’y tenir. Nous voyons d’ailleurs apparaître des individus qui n’ont plus un métier d’une vie mais une vie de métiers. Dans la classe, ce jeune est donc déconcentré, il a besoin de bouger, d’être rempli par différents types d’informations, et cela a une implication sur la manière dont nous devons, nous éducateurs, le prendre en charge.

C’est ce qui est fait en partie dans notre établissement, collège de la périphérie nantaise. Au regard de toutes ces données, l’équipe a tenté, de manière plus ou moins individuelle, de mettre en place de nouvelles pédagogies afin de pallier ces changements sociétaux. Contrairement à ce qui avait été imaginé par les concepteurs de l’informatique, qui était initialement une abréviation de « information automatique », nous arrivons aujourd’hui dans l’ère de la « désinformatique » et l’équipe éducative dans son ensemble a dû s’emparer de cela afin d’aménager les contenus et les façons de faire.

Concrètement, et au quotidien, cela commence par l’interdiction institutionnelle  d’utiliser les téléphones mobiles dans les collèges (loi du 03 août 2018). Reprise dans le règlement intérieur de l’établissement, cela appuie sur le fait que nous ne devons pas laisser le jeune devant des contenus sans l’y accompagner. « L’utilisation du téléphone portable peut nuire gravement à la qualité d’écoute et de concentration nécessaire aux activités d’enseignement » (https://www.education.gouv.fr/cid133479/interdiction-telephone-portable-dans-les-ecoles-les-colleges.html). Ainsi nous mettons tout en œuvre pour permettre le décrochage lors de l’entrée dans l’établissement. Il faut rajouter ici que nous voyons, aux portes de l’établissement  et depuis quelques années, un nouveau ballet de jeunes, tous penchés sur leurs écrans. Le mobile devient presque le connecteur logique dans la relation à l’autre. L’un joue à un jeu ou est sur tel ou tel site, et montre à ceux qui sont autour et qui n’ont d’yeux que pour cela, le niveau atteint ou la remarque faite sur le blog… sans compter sur le nombre de « likes », de « followers » devenu l’objet de toutes les attentions. Obligé de leur demander de s’arrêter pour qu’ils prennent conscience de l’heure et donc du besoin de rentrer dans l’établissement, notre pratique s’en trouve relativement évoluée. Hier, nous demandions aux jeunes d’éteindre leur cigarette avant d’entrer, aujourd’hui nous leur demandons d’éteindre leur mobile. Les jeunes sont passés d’une addiction visible, malodorante et source de maladie, à une autre plus silencieuse mais tout aussi dévastatrice. Facile à utiliser dans les toilettes, cachés, les jeunes profitent de cet espace pour s’adonner en toute quiétude à leur dérive désinformatique. Il faut alors repenser ce lieu afin de ne plus leur laisser le temps d’errer à leur guise dans cet espace. Nous organisons alors des temps de présence aux toilettes pour les jeunes avec un passage des personnels de surveillance dans les environs.

En classe, les enseignants, soucieux de travailler avec cet outil qui peut être formidable s’il est bien utilisé, jouent d’ingéniosité afin de permettre aux jeunes de bien l’utiliser et le transformer enfin en instrument de l’information. Ils donnent par exemple des applications utiles à certaines pratiques comme « Scratch » qui permet à chacun d’utiliser la programmation et ainsi conceptualiser des modèles d’organisation systémiques. L’outil ainsi utilisé augmente l’attractivité du contenu, tout comme le fait pour les enseignants d’utiliser les « nouveaux » supports que sont les TBI (tableaux blancs interactifs) ou autres flottes de tablettes ou d’ordinateurs portables. En augmentant ainsi l’interactivité, l’enseignant attire le jeune et le met en mobilité. Le jeune peut alors essayer, effacer, recommencer à sa guise et ainsi, par essai-erreur, avancer et se mettre en acte d’apprendre. L’éducateur répond alors au nouveau besoin de multiplier les médias de l’information créé par le jeune et sa pratique quotidienne dans l’informatique.

Il nous semble pour autant très important de vouloir garder, au travers de nos temps d’étude par exemple, ou encore pendant nos récréations, des temps de pause nécessaires à la réflexion, à l’analyse des situations ou des données. Il faut que nous puissions réapprendre à nos jeunes à s’ennuyer afin qu’ils puissent se permettre un temps réflexif, presque de métacognition sur leurs pratiques. Pour aller dans ce sens, lors de l’édition des emplois du temps de chaque classe, il a été décidé d’imposer, pour chaque niveau, au moins une heure d’étude. Ce temps, principalement dédié au travail individuel, peut aussi évoluer vers, lorsque l’heure y est propice ou que l’état des jeunes en fait ressentir le besoin, un temps de pause et de méditation en musique. Ce temps permet à chacun de se recentrer sur ce qu’il ressent, sur ses besoins, mais est aussi un temps où le jeune peut rêver, divaguer sans se remplir d’autres informations que celles qu’il a déjà. Ces temps sont tellement rares aujourd’hui chez ces jeunes qu’ils ont du mal à rentrer dans ce processus du lâcher-prise initial nécessaire à l’acceptation du vide. C’est ce pourquoi dans notre établissement, nous nous efforçons de le faire régulièrement et ainsi leur redonner le goût à cela.

Même si l’attractivité des établissements passe presque inévitablement maintenant par l’innovation, non-plus pédagogique, mais technologique, il est clair, au vu de ce qui vient d’être dit, que l’école de demain devra, pour continuer de donner du sens aux apprentissages, s’approprier, par la formation des éducateurs, les nouvelles techniques et alors permettre aux jeunes de les utiliser comme instrument de leur information. Il faudra pour cela que les adultes encadrants les manipulent et puissent en tirer la substantifique moelle à échanger avec les jeunes à former. Tout l’enjeu se situe alors dans l’acceptation des enseignants à utiliser ce nouvel outil sans déterritorialiser le lieu d’éducation qu’est l’école  et en acceptant les espaces annexes supportés par les nouvelles applications d’aide aux familles telles que Elyco ou École Directe qui font sortir l’école de son lieu et le faire rentrer dans chaque maison, espace resté  privé jusqu’alors.