Définition : incapacité à utiliser les appareils numériques en raison d’un manque ou d’une absence totale de connaissances à propos de leurs fonctionnements.(wikipedia)
Dans son approche avec l’éthique du numérique, la question de la fracture numérique sera abordée ici sous l’angle des emplois fait du numérique et partant, elle prendra en compte les questions générationnelles et géographiques.
Intérêts pour ce thème
Le choix de travailler sur ce thème est en lien avec la population que j’accompagne en structure gériatrique (53% des personnes de plus de 70 ans sont concernées par la fracture numérique). D’autre part de façon empirique, ma confrontation avec la réalité des pays en développement face à la fracture numérique. Ceci dans le but d’en prendre un peu plus connaissance et envisager d’éventuelles solutions.
Comment est il possible de vivre aujourd’hui sans le numérique ?
Selon une étude faite, 11 millions de français sont à ce jour concernés par l’absence ou la mauvaise utilisation du numérique et ses objets.
34% de personnes peu ou pas diplômées n’ont pas accès à internet.
14% n’ont ni d’ordinateur, ni tablette
20% n’ont pas d’ordinateurs à domicile
24% des habitants de petites communes de moins de 2000 habitants n’ont pas de connection internet
53% de plus de 70 ans sont davantage la population concernée par la fracture numérique.
Selon l’INSEE la fracture numérique touche 17% de la population française. https://www.lexpress.fr
Fracture numérique et question générationnelle.
Les personnes âgées 53% en tout, n’ayant pas accès à l’utilisation du numérique sont davantage exposées aux arnaques, dans la mesure où elles sont totalement tributaires des services en lignes par des tiers, plus que les personnes plus jeunes dans la même situation. Selon cyberdelinquance.gouv.fr, en 2018 plus de 28000 personnes ont été victimes de cybermalveillance. Ces personnes sont victimes d’arnaque et de malveillance du fait qu’elles ne maîtrisent pas l’utilisation des outils informatiques. Mais les seniors sont davantage exposées de par leur fragilité, leur dépendance et leurs moyens financiers pour certains n’ayant pas une grande pension de retraite. C’est une pratique susceptible de s’accroître face à des périodes par exemple de confinement requérant beaucoup plus les services en ligne. C’est un réel problème d’éthique du numérique. Mais sur une échelle géographique, la limites à l’utilisation du numérique soulève d’autres problèmes.
La fracture numérique dans les pays en développement
Les véritables problèmes des pays en développement face à la fracture numérique (exemple le Cameroun) sont la pauvreté, la faim et surtout la fourniture en électricité. Le climat n’étant pas favorable à la production nucléaire de l’électricité, celle-ci est hydro électrique : soumise aux rythme des saisons sèches où les rivières sèchent, entraînant des coupures d’électricité. Ce qui rend difficile la possibilité d’utiliser le numérique et ses objets (les appareils se déchargent rapidement). Voilà ce qui entretien la fracture du numérique dans ces pays, même si l’achat des appareils du numérique peut être possible difficilement certes. Faute de pouvoir apprendre par exemple par le web, les jeunes en profitent pour beaucoup, le temps que le permet la connection et l’électricité pour admirer sur google les images des pays occidentaux. Ceci en nourrissant le rêve d’y aller au risque de mourir dans le désert ou dans la mer. Ne pas pouvoir utiliser le numérique aujourd’hui pour la jeunesse africaine est une fracture dans leur évolution, et une mise en péril au travers de l’immigration clandestine. Des efforts sont fournis pour combattre le problème de la fracture numérique dans ces pays, comme on le voit dans cette vidéo.
Fracture numérique et pédagogie
L’usage du numérique et son importance en pédagogie est sans équivoque de nos jour. Mais face à l’impossibilité de l’utiliser, on a désormais une forme de handicap désigné « l’illectronisme ». Il est une définition actuelle de la fracture numérique : cette incapacité que peut rencontrer une personne à utiliser les appareils numériques.
De même que l’illettrisme comme handicap nécessite une prise en charge, l’illectronisme devrait en avoir de prévue à grande échelle, car elle est un réel problème tant social qu’en formation ou en éducation et génère des problèmes éthiques.