FingerReader : une bague liseuse pour les malvoyants.

Pourquoi ce choix :

Ma sœur étant mal entendante je connais le handicap de près et je sais à quelle point ce peut être difficile dans certains contextes. Heureusement certains objets connectés viennent les aider et améliorer leur quotidien. Je connais quelques objets connectés pour les malentendants tels que des appareils auditifs connectés ou réveils connectés, mais je ne connais pas d’objet connecté pour les malvoyants, j’ai donc été intriguée par leFingerReader.

C’est donc grâce à ce cours que j’ai découvert cette liseuse pour les malvoyants.

Présentation :

Il s’agit d’une bague qui est conçue pour lire du texte à haute voix et permettre aux non-voyants d’accéder à la lecture autrement qu’à travers le braille.

Elle fonctionne à la fois sur des livres traditionnels c’est-à-dire sur support papier mais également sur des liseuses grâce à une micro caméra haute définition, un système à retour d’effet et un logiciel d’analyse et de synthèse vocale qui travaillent en temps réel.

Cette bague placée sur l’index, permet à l’anneau de scanner le texte au rythme du défilement du doigt pour le restituer à la voix.

Pour aider les malvoyants à suivre les lignes, des capteurs adaptés sont placés sur la bague afin d’identifier les mots même si le lecteur dévie la trajectoire du texte. La bague est également conçue pour donner des consignes de repositionnement de l’index et vibrer à chaque fin ou début de texte. 

Cette technologie a été mise au point par une équipe du Média Lab au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Ce prototype s’inscrit dans une évolution du concept EyeRing créé en 2012 qui permettait à une bague équipée d’une micro caméra de prendre en photo des objets pour en obtenir une description audio.

Opinion:

De mon point de vue cet objet connecté est révolutionnaire pour les malvoyants qui pourront accéder à la lecture autrement que par le braille. Néanmoins, il reste des axes à améliorer : -la vitesse de déchiffrage qui reste encore un peu lente -l y a cependant une limite dans la taille des caractères, qui ne doit pas être inférieure à 12 points.

Depuis son annonce en 2014, le projet FingerReader semble toujours être en développement afin d’améliorer de nombreux paramètres. En effet aucune recherche depuis montre son aboutissement. Comme beaucoup de prototypes ingénieux, il est possible que cette bague reste à ce stade et ne soit jamais proposée aux personnes qui en auraient besoin. Espérons donc que ce projet aboutisse, pour le plus grand plaisir des malvoyants.

Ados cyberharcelés: que faire?

En 2019, sur 7,7 milliards de personnes, nous comptons environ 3,7 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux dans le monde soit environ 48% de la population mondiale. Comme nous le savons, beaucoup d’entre eux sont des jeunes qui utilisent les réseaux sociaux, mais pas toujours de la bonne manière.

L’utilisation des réseaux sociaux pour les jeunes permet de communiquer plus facilement avec leurs amis, ou leurs proches même s’ils habitent loin ce qui parfois permet de recréer des liens, elle permet également de partager plus facilement des choses avec leurs amis (photos, anecdotes, etc.) et enfin elle permet de se tenir facilement au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais une mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux expose l’individu a des risques non négligeables.  

Prenons l’exemple du harcèlement scolaire. Malheureusement il a toujours existé, mais depuis le développement d’internet et des réseaux sociaux, il s’est fortement aggravé. Désormais le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires, on parle alors de cyberharcèlement. Le cyberharcèlement est défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ». Il s’agit souvent d’intimidations, d’insultes, de moqueries, de menaces mais aussi de propagation de rumeurs ou encore de publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture. Le cyberharcèlement est réalisé via des téléphones portables, les réseaux sociaux, les forums, les messageries et donc peut atteindre n’importe quel jeune aujourd’hui.

Ainsi, nul n’est épargné, chaque enfant peut être touché par cette persécution, il est donc nécessaire pour les adultes d’être attentifs et d’apprendre aux jeunes l’utilité et les limites de ses réseaux.

Etant maman de trois enfants et travaillant dans un établissement scolaire, c’est un phénomène qui m’interpelle et qui m’amène à me poser la question de comment identifier et accompagner un enfant cyberharcelé. En effet, en étant toujours au contact de jeunes j’ai d’autant plus de risques un jour d’y être confronté. Je me suis donc penchée sur un article écrit par Elisabeth Gordon et posté sur planète santé le 22 Mars 2016. Même si l’article date de 2016, il reste toujours d’actualité. Voici le lien : https://www.planetesante.ch/Magazine/Bebes-enfants-et-adolescents/Harcelement/Ados-cyberharceles-que-faire

Selon cet article, 10% des enfants en âge scolaire seraient victimes de harcèlement dont 6% des adolescents entre 12 et 18 ans. C’est pourquoi, selon Serge Ghinet, directeur du Service de santé de l’enfance et de la jeunesse (SSEJ) du canton de Genève et coordinateur du programme de prévention harcèlement, le harcèlement serait « la forme de violence la plus courante en milieu scolaire, mais aussi la moins visible ».

Les réseaux sociaux tels que Facebook, Snapchat ou les groupes de discussion WhatsApp ont permis la démultiplication du phénomène. Désormais le harcèlement n’est plus cantonné aux moments où l’enfant est à l’école, il le poursuit n’importe où, 24 h / 24 et 7 j / 7, ne laissant plus aucun répit à l’harcelé. Ainsi, il est dorénavant possible d’atteindre une personne en permanence. L’utilisation des réseaux sociaux permet une violence plus rapide puisque peu de temps suffise pour déposer une insulte, un message haineux, indirecte c’est à dire sans s’adresser à la victime et de manière groupée du fait qu’il y ait beaucoup plus de spectateur que dans les couloirs de l’école. De plus il est souvent difficile de tout supprimer laissant ainsi des traces de cette violence.

Toutefois ce phénomène ne laisse pas que des traces sur internet, mais également sur l’individu concerné. En effet, comme l’explique l’article étudié, le cyberharcèlement a des conséquences néfastes sur la santé de la victime qui peut souffrir d’un point de vue physique de maux de têtes et maux de ventre, de vomissements, et d’un point de vue psychique de stress, anxiété, perte de confiance en soi. Ce qui n’est pas sans incidences, pouvant ainsi entrainer la consommation de substances illicites, la dépression ou même des pensées suicidaires allant même à des passages à l’acte. Il y a également des effets sur la scolarité, car le cyberharcèlement entraine un mal être tellement profond que l’élève ne souhaite plus venir en classe et cumule ainsi retards et absences entrainant une baisse des résultats. Il faut donc être attentifs à ses signes d’alertes qui peuvent être l’explication d’un cyberharcèlement ou d’un harcèlement au sens plus large.

Pour éviter au maximum ces conséquences dramatiques que nous venons d’évoquer, la solution est d’arriver à une libération de la parole. Comme le souligne notre spécialiste dans l’article étudié l’adolescent harcelé doit « En parler à un adulte, afin de briser la loi du silence ». En effet, plus vite l’élève en parlera, plus vite l’accompagnement sera mis en place et plus vite la persécution s’arrêtera. En revanche, si l’élève se tait, se mure dans le silence et que personne ne remarque rien il y a peu de chance que le ou les harceleur(s) s’arrêtent ce qui peut entrainer des conséquences dramatiques pour le harcelé. Il est donc très important pour les adultes de remarquer au plus vite un cas de harcèlement et de le traiter rapidement.

Le schéma ci-dessus illustre les différentes étapes de la gestion d’un cas de harcèlement à l’école.

Monsieur Ghinet propose un plan d’action et de prévention pour les établissements scolaires. Il suffirait de se référencer et suivre le protocole mis en place en cas de connaissance de harcèlement à savoir : évaluer la situation à l’aide d’entretiens réalisés avec les différents acteurs du harcèlement, agir rapidement afin d’éliminer cette persécution et enfin surveiller pendant une certaine durée que la situation ne recommence pas. Concernant les parents de la victime, notre spécialiste leur conseille de parler régulièrement avec leur enfant et surtout ne pas régler ses comptes avec les parents du ou des harceleur(s).

Voici quelques conseils, que nous donne l’expert et que nous pouvons transmettre à nos futurs élèves, sur l’usage des réseaux sociaux afin de limiter le cyberharcèlement :

  • réfléchir avant de poster un texte ou une photo;
  • vérifier les paramètres de confidentialité, afin de protéger son identité numérique sur les réseaux sociaux;
  • ne pas accepter une demande de contact de la part d’une personne que l’on ne connaît pas;
  • ne jamais révéler son mot de passe, ni son identité, son adresse ou son numéro de téléphone.

Pour conclure, je pense qu’il est de notre responsabilité à tous d’être attentifs à ces jeunes. Tous les adultes, le personnel éducatif et les parents, doivent agir ensemble pour prévenir et combattre le cyberharcèlement. Nous avons une responsabilité en termes de prévention mais aussi d’aide en cas de difficulté. Chacun doit sensibiliser à son niveau des dangers d’internet et plus précisément des réseaux sociaux et prévenir des risques d’étaler sa vie privée afin de lutter contre le cyberharcèlement et protéger les jeunes.

Pour aller plus loin :

Des sites d’accompagnements et de ressources :

https://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/

Ce site du ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse présente ce qu’est le harcèlement et le cyberharcèlement puis énonce des conseils en fonction du rôle de chacun dans une situation de harcèlement (victime, auteur, témoins, parents, professionnels…) Il offre également des ressources tels que des outils de sensibilisation à travers différentes campagnes, des guides thématiques et des plans de prévention. Enfin il propose le concours « non au harcèlement ». Pour sa sixième édition, c’est plus de 40 720 élèves qui se sont inscrits pour dire « Non au harcèlement » et qui ont réalisés 670 affiches et 668 vidéos. Les élèves de plus en plus impliqués se rendent davantage compte du danger et contribue à la diminution du harcèlement.

https://www.e-enfance.org/

E-Enfance est une association créée en 2005, reconnue d’utilité publique agréée par le ministère de l’éducation nationale. Elle sensibilise les jeunes en responsabilisant les enfants et les adolescent-e-s sur leurs usages du numérique, elle informe les parents, elle forme les professionnels au contact des jeunes et elle développe des outils pédagogiques adaptés à tous les publics. Elle propose également une assistance téléphonique gratuite : Net Ecoute 0 800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans les problématiques que rencontrent les enfants et les ados dans leurs pratiques numériques.

Justine Altan, Directrice de l’association e-Enfance, nous explique comment les écoutants de la plateforme Net Ecoute prennent en charge les victimes de cyber harcèlement.

Des actions pour lutter contre le cyberharcèlement à l’école et à la maison :

Pour éduquer au numérique de l’école à la maison

https://youtu.be/6SlD5kKiBFg : Campagne 2019 contre le cyberharcèlement.

Témoignage :

Voici le message poignant de Marion Seclin, championne de France de cyberharcèlement qui témoigne après avoir été victime d’un des plus gros cas de cyberharcèlement en France en ayant reçu 40 000 messages menaçants, insultants et violents en un an.

 La loi et le cyberharcèlement :

Sans loi et protégés par l’anonymat, les cyberharceleurs pouvaient tout se permettre en toute impunité jusqu’en 2014 où une première action a été mise en place par le gouvernement. Désormais, le cyberharcèlement ou harcèlement en ligne ou cyberintimidation est condamné par l’article 222-33-2-2 du Code pénal, créé par la loi 2014-873 du 04 août 2014, comme suit :

« Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail. »

Il faut savoir que le chiffre des plaintes déposées ne cesse d’augmenter, il a même doublé entre 2016 et 2018, passant de 235 à 497 plaintes, selon le ministère de l’Intérieur.

L’université numérique : une nouvelle forme d’apprentissage? Retour d’une formation sur l’UVED.

Bonjour à tous.

Pour ma part j’ai choisi de suivre une formation dispensée par l’Université Virtuelle Environnement et Développement Durable (UVED) qui a été créée en juin 2005.

Rien à voir avec mon domaine professionnel, mais le domaine du développement durable m’intéresse d’une part parce que c’est une des grandes questions de notre société actuelle et d’autre part, parce que moi-même, j’essaie d’éduquer mes enfants à certaines pratiques écologiques donc j’étais curieuse de voir quelles formations étaient proposées.

Présentation de l’UVED :

Il faut savoir qu’il existe en France une Université Numérique qui regroupe 6 Universités Numériques Thématiques qui produisent, diffusent et mutualisent, avec le soutien de l’État, des ressources pédagogiques numériques. Elles ne se substituent pas aux Universités, ne délibèrent pas de diplôme et ne peuvent inscrire d’étudiants mais leur apportent un complément pour contribuer à la transformation de la pédagogie par le numérique.

Vous pouvez trouver différentes UNT ( peut-être une qui vous intéresserait davantage) :

  • Sciences de l’ingénieur et technologie (UNIT)
  • Economie-gestion (AUNEGE
  • Sciences humaines et sociales, langues et cultures (UOH
  • Environnement et développement durable (UVED
  • Sciences de la santé et du sport (UNESS
  • Enseignement technologique (IUTENLIGNE)

A ce jour, l’UVED a produit et coordonné 9 MOOC introductifs qui se rapportent aux grands enjeux et défis sociétaux en lien avec l’environnement et la transition écologique. Ces MOOC sont hébergés sur FUN-MOOC et sont disponibles sur les chaînes de diffusion Canal-UVED et YouTube UVED une fois leur 1ère session terminée.

Faute de temps je me suis consacrée qu’à une partie du MOOC : Objectif de développement durable : ensemble relevons le défi. Ce MOOC c’est :

  • 39 vidéos (avec transcriptions textuelles et sous-titres)
  • Des activités pédagogiques en ligne : quizz et exercices de réflexion (évaluation par les pairs)
  • Un forum entre apprenants et experts intervenants
  • Des ressources d’approfondissements

Il s’agit du 1er rapport d’évaluation sur le rapport initial adopté en septembre 2015 qui faisait état des 17 objectifs pour sauver le monde : c’est-à-dire la marche à suivre pour parvenir à un avenir meilleur et plus durable pour tous. Il est question des défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés, notamment ceux liés à la pauvreté, aux inégalités, au climat, à la dégradation de l’environnement, à la prospérité, à la paix et à la justice.

Le public visé :

Citoyens, acteurs politiques, socio-économiques et culturels, société civiles, collectivités territoriales, pouvoirs publics, formateurs/enseignants, professionnels du développement. Pas de prérequis demandé

Les avantages :

  • La présentation et la facilité d’accès
  • La disponibilité
  • La gratuité
  • L’autonomie, gestion du temps.
  • Approfondissement possible avec tous les autres cours.

Les limites :

  • Le manque d’interactions
  • Pas d’accompagnement
  • Pas de diplôme

Voici le lien si vous êtes intéressés par des questions écologiques ou environnementales :

https://www.uved.fr/

N’hésitez pas à aller faire un tour !

Julie LIGEN