La fiche est issue du site http://www.tousalecole.fr. Le projet de Tous à l’école est d’informer pour mieux scolariser les élèves malades. Le site est notamment soutenu par le ministère de l’Education Nationale, le ministère de la Santé et par des partenaires associatifs. J’ai choisi de parler de cet article car dans l’établissement dans lequel je travaille, nous sommes depuis quelques mois en train de préparer la venue d’une élève en situation de handicap et qui a des problèmes de santé nécessitant des temps d’hospitalisation et des temps de repos à la maison.
L’article et le cours
Les auteurs de cette fiche nous expliquent le cadre dans lesquels sont utilisés les robots de téléprésence, soit à destination d’enfants malades nécessitant des soins ou des hospitalisations, ou encore des hospitalisations suite à des accidents. L’intérêt pour le jeune est d’assurer une continuité pédagogique, mais aussi et surtout une continuité sociale avec ses enseignants et ses camarades de classe, au travers de cet objet connecté qu’est le robot de téléprésence. Ce robot est mobile et piloté par l’élève pour se déplacer entre les salles de classe, mais aussi sur les temps informels comme les récréations par exemple. Il est constitué d’un système assurant un retour visuel et sonore pour l’élève via un smartphone, une tablette ou un ordinateur et également pour l’enseignant et les autres élèves via son écran. Son utilisation nécessite au sein de l’école et à la maison ou à l’hôpital, d’une connexion internet fiable. L’élève empêché peut ainsi suivre les cours à distance tout en étant à même d’intervenir en classe, mais aussi de se déplacer dans les couloirs, d’échanger avec les professeurs et les élèves… Cet écrit est très complémentaire des articles ou des apports que nous avons pu recevoir dans le cadre du cours en numérique et apprentissage, et évidemment des différents retours des autres étudiants, que ce soit sur les robots au service des personnes autistes par exemple ou plus largement de la robotique en éducation. Les intérêts sont très grands pour les élèves empêchés et des évolutions sont en cours tant sur le plan technique pour apporter d’autres fonctionnalités que sur le plan pédagogique pour encore mieux inclure l’élève bénéficiant de ce dispositif. Cependant cette mise en place ne se fait pas du jour au lendemain et demande un accompagnement humain et technique de proximité afin de limiter les problèmes techniques et de toujours mieux répondre aux souhaits des familles et aux impératifs scolaires. De plus, l’interaction est plus grande qu’avec un simple « cours en visio », toutefois, les élèves sont limités dès qu’il s’agit de manipulation pratique ou d’observer des éléments précis par des problèmes de résolution de caméra. Cette fiche nous propose également quelques exemples d’actions qui ont été mises en place dans des lycées et aussi des collèges
Mon opinion
Dans le cadre de l’accompagnement de l’élève que nous recevrons à partir de septembre, je trouve ce genre de pratique fort intéressant à partir du moment où il répond à une double attente, venant de l’élève et sa famille, et de l’équipe enseignante. J’ai appris qu’il existe un Service d’Assistance Pédagogique A Domicile (SAPAD) au niveau départemental, ainsi il pourrait être judicieux de se rapprocher d’eux quant à une éventuelle mise en place dans notre établissement. Ce dispositif est très séduisant, mais il faut aussi se renseigner sur d’autres dispositifs comme « mon cartable connecté » qui peuvent apporter des solutions plus adaptés ou tout du moins plus simple pour une utilisation ponctuelle par exemple. Il me permet de penser à d’autres pratiques notamment dans l’accueil d’élèves en situations de handicap ou d’élèves faisant l’objet d’un PAI (Plan d’Accueil Individualisé). Dans le contexte actuel, où tous les élèves de collège et de lycée ont du apprendre à suivre les cours à distance, cette solution pourrait-elle répondre à des besoins notamment pour les élèves en manque de motivations ou décrocheurs?
La crise sanitaire que nous traversons est le moment privilégié pour se poser la question du distanciel et c’est une réflexion en cours dans mon contexte de travail. Elle a été initiée avant la survenue du confinement, et amplifiée depuis, avec une accélération des propositions de modules de formation en ligne, webinars etc.… à destination du public accompagné dans sa recherche d’emploi ou dans son projet de reconversion.
Cette situation m’amène à m’interroger sur la différence que nous faisons entre e-learning et FOAD (formation ouverte à distance).Dans la revue électronique Implications philosophiques, qui est un espace de recherche et de diffusion, Jean FRAYSSINHES, Docteur en Sciences de l’Education Chercheur à l’UMR Education, Formation, Travail, Savoirs (EFTS) à l’Université de Toulouse II Le Mirail, a écrit un article intitulé « La Révolution Numérique : Les nouveaux paradigmes de l’apprentissage des adultes ».
Même si cet écrit n’est pas récent, puisqu’il date de 2012, nous y retrouvons tous les éléments qui permettent de faire une synthèse des approches théoriques de la formation à distance à l’heure d’aujourd’hui, car les fondamentaux n’ont pas changé.
Comme le dit Jean Frayssinhes, le monde évolue et l’homme n’a eu de cesse de s’adapter. Arrivés à l’ère du numérique, nous n’échappons pas à cette nécessité de « vivre avec son temps ». Mais pour cela, et dans le contexte de la formation professionnelle continue, qui concerne les adultes s’engageant dans une formation après avoir engagé un parcours professionnel, il est nécessaire de bien définir de quoi nous parlons.
La formation en distanciel fait appel à deux terminologies : le e-learning et la FOAD, et les deux concepts comme les appelle l’auteur de l’article, invitent des éléments différents et se situent dans des contextes toujours en mouvement.
Ainsi, le e-learning, ou « apprentissage par des moyens électroniques » concerne les situations de formation dans leur dimension technique plus que pédagogique. Selon l’Union Européenne, la traduction française nous indique que : « l’e-learning est l’utilisation des nouvelles technologies multimédias de l’Internet pour améliorer la qualité de l’apprentissage en facilitant d’une part l’accès à des ressources et à des services, d’autre part les échanges et la collaboration à distance. » Cependant, bien que permettant l’accès à des contenus numériques pour se former et à des échanges collaboratifs, il n’aurait de dimension formative qu’à travers l’axe technologique. Pour l’auteur, la pédagogie est peu présente dans ce modèle, ce qui explique qu’il ait plutôt la faveur du monde professionnel que du monde de la formation.
La FOAD va au contraire prendre en compte une dimension plus axée sur l’apprenant et ses besoins, et concerner davantage les organismes de formation ou le système éducatif. Ce terme est apparu en 1991 et concentre d’après Jean Frayssinhes trois éléments indissociables :
Un concept d’apprentissage en construction
Un cheminement qui permet d’avancer progressivement
Un dispositif composé d’éléments pédagogiques et techniques
La FOAD va donner naissance à une révolution dans le système de transmission des savoirs dans la formation continue, et dans le métier de formateur. Elle fait aussi apparaître une nouvelle branche de la sociologie : la sociologie de l’autoformation. L’idée de ce dispositif est alors de donner à l’apprenant une liberté de choix dans le contenu, la durée, le rythme de sa formation.
Ainsi la FOAD permet de passer d’un apprentissage transmissif à un apprentissage appropriatif, où l’apprenant est acteur de sa formation.
L’auteur fait référence aux apports d’Alain Jaillet qui « transforma le triangle pédagogique de Houssaye en tétraèdre centré (Jaillet 2004, p 196), ajoutant aux trois pôles le groupe d’apprentissage et le médium utilisé (environnement technologique), deux composantes essentielles en FOAD. »
Figure 1 – Tétraèdre Centré
Tétraèdre centré :Jaillet, A. 2004. L’école à l’ère numérique. Paris : l’Harmattan.
Je rejoins l’auteur sur les conditions nécessaires à la réussite des apprentissages en distanciel, car ils ne mettent pas tous les apprenants sur le même pied d’égalité. En effet, l’isolement, la motivation, l’accès à internet, et la capacité à apprendre ne sont pas les mêmes pour tous.
Par ailleurs, des facteurs économiques sont en jeux aussi bien au niveau des entreprises que des organismes de formation : réduction des coûts pour la première mais aussi investissements avec des répercutions sur le rapport coût/résultat ; gain de productivités pour les organismes de formation grâce à plus de flexibilité, mais nécessité de faire évoluer les pratiques des professionnels qui voient parfois l’arrivée du numérique comme l’appauvrissement de la relation avec l’apprenant. Cependant, l’intérêt de l’apprenant dans ce type de dispositifs n’est pas négligeable dans la mesure où ils donnent accès à des contenus et des outils. Ces derniers peuvent palier à un manque de mobilité nationale voire internationale, privilégier une organisation personnelle compatible avec la démarche de formation, se former à son rythme, gagner en autonomie, etc… L’aspect économique de la formation à distance est aussi à regarder du côté des apprenants dans le sens où elle permet de réduire des dépenses (déplacements, hébergement, …).
Le numérique dans l’apprentissage, et donc dans la formation, est comme je l’ai dit un sujet d’actualité, et d’autant plus pertinent dans la situation actuelle. Par ailleurs, il concerne directement ma pratique de consultante. Mon regard sur l’avènement de cet outil est lié à deux approches : celle de la professionnelle qui donne accès à des contenus en ligne et celle qui les utilise en interne pour de l’autoformation. Pour moi, dans les deux situations, il y a des prérequis incontournables :
Que l’apprenant (moi ou le bénéficiaire) accède à l’outil dans de bonnes conditions techniques
Que la navigation soit ergonomique
Que l’utilisateur présente une certaine maturité informatique
Que la motivation soit au rendez-vous
Je dirais ensuite que la formation à distance n’est pas indiquée pour tous les apprenants, et qu’il faut impérativement adapter la « prescription » au profil et au projet de la personne.
Aujourd’hui, nous subissons une injonction de nos entreprises pour « faire du distanciel » et ainsi « coller à l’air du temps », par peur d’être distanciés ou mis en concurrence avec des structures qui auraient plus vite ou mieux compris les enjeux économiques et financiers. Mais il ne faut pas oublier que le sens de tout cela est essentiel, et que « faire pour faire » n’aura pas les effets attendus et viendra à moyen-long terme remettre en question la pratique. Je pense donc qu’il faut prendre le temps de concevoir et adapter les propositions de formation en fonction des publics et de leurs objectifs personnels et professionnels, prendre le temps d’évaluer et avoir une démarche réflexive qui permettra d’optimiser les offres de formation.
En 2019, sur 7,7 milliards de personnes, nous comptons environ 3,7 milliards d’utilisateurs des réseaux sociaux dans le monde soit environ 48% de la population mondiale. Comme nous le savons, beaucoup d’entre eux sont des jeunes qui utilisent les réseaux sociaux, mais pas toujours de la bonne manière.
L’utilisation des réseaux sociaux pour les jeunes permet de communiquer plus facilement avec leurs amis, ou leurs proches même s’ils habitent loin ce qui parfois permet de recréer des liens, elle permet également de partager plus facilement des choses avec leurs amis (photos, anecdotes, etc.) et enfin elle permet de se tenir facilement au courant de ce qui se passe dans le monde. Mais une mauvaise utilisation de ces réseaux sociaux expose l’individu a des risques non négligeables.
Prenons l’exemple du harcèlement scolaire. Malheureusement il a toujours existé, mais depuis le développement d’internet et des réseaux sociaux, il s’est fortement aggravé. Désormais le harcèlement entre élèves se poursuit en dehors de l’enceinte des établissements scolaires, on parle alors de cyberharcèlement. Le cyberharcèlement est défini comme « un acte agressif, intentionnel perpétré par un individu ou un groupe d’individus au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime qui ne peut facilement se défendre seule ». Il s’agit souvent d’intimidations, d’insultes, de moqueries, de menaces mais aussi de propagation de rumeurs ou encore de publication d’une photo ou d’une vidéo de la victime en mauvaise posture. Le cyberharcèlement est réalisé via des téléphones portables, les réseaux sociaux, les forums, les messageries et donc peut atteindre n’importe quel jeune aujourd’hui.
Ainsi, nul n’est épargné, chaque enfant peut être touché par cette persécution, il est donc nécessaire pour les adultes d’être attentifs et d’apprendre aux jeunes l’utilité et les limites de ses réseaux.
Etant maman de trois enfants et travaillant dans un établissement scolaire, c’est un phénomène qui m’interpelle et qui m’amène à me poser la question de comment identifier et accompagner un enfant cyberharcelé. En effet, en étant toujours au contact de jeunes j’ai d’autant plus de risques un jour d’y être confronté. Je me suis donc penchée sur un article écrit par Elisabeth Gordon et posté sur planète santé le 22 Mars 2016. Même si l’article date de 2016, il reste toujours d’actualité. Voici le lien : https://www.planetesante.ch/Magazine/Bebes-enfants-et-adolescents/Harcelement/Ados-cyberharceles-que-faire
Selon cet article, 10% des enfants en âge scolaire seraient victimes de harcèlement dont 6% des adolescents entre 12 et 18 ans. C’est pourquoi, selon Serge Ghinet, directeur du Service de santé de l’enfance et de la jeunesse (SSEJ) du canton de Genève et coordinateur du programme de prévention harcèlement, le harcèlement serait « la forme de violence la plus courante en milieu scolaire, mais aussi la moins visible ».
Les réseaux sociaux tels que Facebook, Snapchat ou les groupes de discussion WhatsApp ont permis la démultiplication du phénomène. Désormais le harcèlement n’est plus cantonné aux moments où l’enfant est à l’école, il le poursuit n’importe où, 24 h / 24 et 7 j / 7, ne laissant plus aucun répit à l’harcelé. Ainsi, il est dorénavant possible d’atteindre une personne en permanence. L’utilisation des réseaux sociaux permet une violence plus rapide puisque peu de temps suffise pour déposer une insulte, un message haineux, indirecte c’est à dire sans s’adresser à la victime et de manière groupée du fait qu’il y ait beaucoup plus de spectateur que dans les couloirs de l’école. De plus il est souvent difficile de tout supprimer laissant ainsi des traces de cette violence.
Toutefois ce phénomène ne laisse pas que des traces sur internet, mais également sur l’individu concerné. En effet, comme l’explique l’article étudié, le cyberharcèlement a des conséquences néfastes sur la santé de la victime qui peut souffrir d’un point de vue physique de maux de têtes et maux de ventre, de vomissements, et d’un point de vue psychique de stress, anxiété, perte de confiance en soi. Ce qui n’est pas sans incidences, pouvant ainsi entrainer la consommation de substances illicites, la dépression ou même des pensées suicidaires allant même à des passages à l’acte. Il y a également des effets sur la scolarité, car le cyberharcèlement entraine un mal être tellement profond que l’élève ne souhaite plus venir en classe et cumule ainsi retards et absences entrainant une baisse des résultats. Il faut donc être attentifs à ses signes d’alertes qui peuvent être l’explication d’un cyberharcèlement ou d’un harcèlement au sens plus large.
Pour éviter au maximum ces conséquences dramatiques que nous venons d’évoquer, la solution est d’arriver à une libération de la parole. Comme le souligne notre spécialiste dans l’article étudié l’adolescent harcelé doit « En parler à un adulte, afin de briser la loi du silence ». En effet, plus vite l’élève en parlera, plus vite l’accompagnement sera mis en place et plus vite la persécution s’arrêtera. En revanche, si l’élève se tait, se mure dans le silence et que personne ne remarque rien il y a peu de chance que le ou les harceleur(s) s’arrêtent ce qui peut entrainer des conséquences dramatiques pour le harcelé. Il est donc très important pour les adultes de remarquer au plus vite un cas de harcèlement et de le traiter rapidement.
Le schéma ci-dessus illustre les différentes étapes de la gestion d’un cas de harcèlement à l’école.
Monsieur Ghinet propose un plan d’action et de prévention pour les établissements scolaires. Il suffirait de se référencer et suivre le protocole mis en place en cas de connaissance de harcèlement à savoir : évaluer la situation à l’aide d’entretiens réalisés avec les différents acteurs du harcèlement, agir rapidement afin d’éliminer cette persécution et enfin surveiller pendant une certaine durée que la situation ne recommence pas. Concernant les parents de la victime, notre spécialiste leur conseille de parler régulièrement avec leur enfant et surtout ne pas régler ses comptes avec les parents du ou des harceleur(s).
Voici quelques conseils, que nous donne l’expert et que nous pouvons transmettre à nos futurs élèves, sur l’usage des réseaux sociaux afin de limiter le cyberharcèlement :
réfléchir avant de poster un texte ou une photo;
vérifier les paramètres de confidentialité, afin de protéger son identité numérique sur les réseaux sociaux;
ne pas accepter une demande de contact de la part d’une personne que l’on ne connaît pas;
ne jamais révéler son mot de passe, ni son identité, son adresse ou son numéro de téléphone.
Pour conclure, je pense qu’il est de notre responsabilité à tous d’être attentifs à ces jeunes. Tous les adultes, le personnel éducatif et les parents, doivent agir ensemble pour prévenir et combattre le cyberharcèlement. Nous avons une responsabilité en termes de prévention mais aussi d’aide en cas de difficulté. Chacun doit sensibiliser à son niveau des dangers d’internet et plus précisément des réseaux sociaux et prévenir des risques d’étaler sa vie privée afin de lutter contre le cyberharcèlement et protéger les jeunes.
Ce site du ministère de l’Education Nationale et de la Jeunesse présente ce qu’est le harcèlement et le cyberharcèlement puis énonce des conseils en fonction du rôle de chacun dans une situation de harcèlement (victime, auteur, témoins, parents, professionnels…) Il offre également des ressources tels que des outils de sensibilisation à travers différentes campagnes, des guides thématiques et des plans de prévention. Enfin il propose le concours « non au harcèlement ». Pour sa sixième édition, c’est plus de 40 720 élèves qui se sont inscrits pour dire « Non au harcèlement » et qui ont réalisés 670 affiches et 668 vidéos. Les élèves de plus en plus impliqués se rendent davantage compte du danger et contribue à la diminution du harcèlement.
E-Enfance est une association créée en 2005, reconnue d’utilité publique agréée par le ministère de l’éducation nationale. Elle sensibilise les jeunes en responsabilisant les enfants et les adolescent-e-s sur leurs usages du numérique, elleinforme les parents, elle forme les professionnels au contact des jeunes et elle développe des outils pédagogiques adaptés à tous les publics. Elle propose également une assistance téléphonique gratuite : Net Ecoute 0 800 200 000 est le numéro vert national spécialisé dans les problématiques que rencontrent les enfants et les ados dans leurs pratiques numériques.
Justine Altan, Directrice de l’association e-Enfance, nous explique comment les écoutants de la plateforme Net Ecoute prennent en charge les victimes de cyber harcèlement.
Des actions pour lutter contre le cyberharcèlement à l’école et à la maison :
Voici le message poignant de Marion Seclin, championne de France de cyberharcèlement qui témoigne après avoir été victime d’un des plus gros cas de cyberharcèlement en France en ayant reçu 40 000 messages menaçants, insultants et violents en un an.
La loi et le cyberharcèlement :
Sans loi et protégés par l’anonymat, les cyberharceleurs pouvaient tout se permettre en toute impunité jusqu’en 2014 où une première action a été mise en place par le gouvernement. Désormais, le cyberharcèlement ou harcèlement en ligne ou cyberintimidation est condamné par l’article 222-33-2-2 du Code pénal, créé par la loi 2014-873 du 04 août 2014, comme suit :
« Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende lorsque ces faits ont causé une incapacité totale de travail inférieure ou égale à huit jours ou n’ont entraîné aucune incapacité de travail. »
Il faut savoir que le chiffre des plaintes déposées ne cesse d’augmenter, il a même doublé entre 2016 et 2018, passant de 235 à 497 plaintes, selon le ministère de l’Intérieur.
Voici une analyse personnelle qui s’appuie sur les cours suivis et sur quelques données glanées. Je vous souhaite bonne lecture.
Les premières lignes du code de l’éducation définissent son objet comme étant « la première priorité nationale. Le service public de l’éducation est conçu et organisé en fonction des élèves et des étudiants » (Code de l’éducation, chapitre premier, article L 111.1). Cela nécessite donc, de fait, une adaptation de l’école en fonction de l’élève et de son évolution. Il faut donc penser l’école « au jour le jour » au regard de l’évolution anthropologique de cet élève, quel qu’il soit.
Depuis quarante années nous connaissons l’avènement de l’outil informatique pour le grand public et son développement comme en témoigne par exemple le plan ministériel de 1985 IPT (informatique pour tous) qui souhaite le faire entrer dans chaque école. Jean-Pierre ARCHAMBAULT en dira d’ailleurs dans son rapport que ce plan aura « constitué un symbole très fort du caractère irréversible de la mutation en cours vers la société de l’informatique ». Cette mutation rapide et exponentielle est aujourd’hui au cœur de toutes les inquiétudes, et notamment dans le milieu scolaire, du fait de l’ampleur qu’elle prend : l’accès aux informations –ou « non informations »- se fait de plus en plus rapidement, et laisse seul le jeune face à ces données sans, si on n’y prend garde, analyse et recul de la situation évoquée. Outre le fait que le jeune se retrouve alors en possession d’une donnée informationnelle réelle ou erronée sans philtre, il prend l’habitude d’être submergé en continu de ces informations qui viennent de nombreux vecteurs, en pensant ainsi tout contrôler, et ainsi se retrouve en situation de détresse et en manque lorsqu’il n’y en a plus, par peur de ne plus maîtriser. La frustration monte alors de ne pas remplir cet espace vide, ce qui crée chez lui des tensions, agitations, déconcentrations. Et nous sommes aujourd’hui à chercher les moyens, souvent disciplinaires, de réguler cela. N’y aurait-il pas une réflexion à mener plus en amont, sur la formation des enseignants et éducateurs notamment, des familles, afin que l’informatique devienne non plus un outil mais un instrument?
Les enjeux de cette réflexion sont pour le moins importants si l’on voit la vitesse à laquelle cette évolution s’est mise en place dans nos sociétés et quelle part elle prend dans nos maisons. Dans quelle mesure, peut-on alors se questionner, le « faire toujours plus vite », lié à l’évolution du numérique, change la manière de travailler dans les établissements scolaires ? N’y a-t-il pas en ce moment, dans nos classes, face aux tableaux interactifs, une éviction progressive de la prise en compte de l’individu par la mise en commun facilitée par l’évolution. N’était-ce pas l’opposé exact de l’utilité primaire de ces outils qui devaient permettre de penser l’enseignement de manière plus individuelle et différenciée?
Nous tenterons d’exposer dans un premier temps les changements anthropologiques des élèves liés à cette évolution, puis nous analyserons les effets que cela a eu ou doit avoir sur les pratiques pédagogiques dans notre collège de l’agglomération nantaise. Loin de stigmatiser l’informatique, nous tenterons ici d’analyser cet outil susceptible de nous faire aller plus loin plus vite, mais qui, comme tout autre outil, a son côté tranchant, prêt à blesser si on ne l’utilise pas de la bonne manière.
Fini donc cet élève assis, face au tableau, écoutant « religieusement » son maître sans le remettre en cause, ni lui, ni son savoir. Fort d’une accessibilité décuplée à l’information quelle qu’elle soit, le jeune peut acquérir des connaissances dans de nombreux domaines, ceux qui lui plaisent et l’attirent en premier lieu. Il est en effet aisé pour lui de récupérer sur des sites dédiés un bon nombre de savoirs liés à une notion, un objet, un concept… un peu comme une encyclopédie ouverte en continu et qui s’adapte en temps réel et où chacun peut donner son avis, son expérience. Ainsi chacun peut penser pouvoir devenir un petit Diderot en participant à l’évolution des informations en ligne. Pourtant, cela participe surtout de la désinformation : chacun donnant son avis, on pourrait penser que cela permettrait d’affiner par l’empirique les idées émises. Il n’en est rien. Pensant pouvoir donner une information objective, l’individu peu éclairé n’en donne en fait qu’un avis trop souvent subjectif. Ainsi, l’information n’est pas affinée, bien au contraire, elle s’emplit d’anecdotes personnelles, d’avis pour la plupart puérils, de quelques conseils, et très rarement d’idées nouvelles ou éclairées. Au lieu de compléter, d’étayer, l’information s’alourdit, se mélange, et perd alors de son sens. Et pourtant, cette information se multiplie et se propage à grande vitesse, disponible rapidement au plus grand nombre. A l’autre bout, c’est l’individu lambda qui récupère cela, sur son téléphone, sa montre connectée, son ordinateur de bureau ou tout autre BYOD (Bring Your Own Device). Et le plus souvent, il est seul face à cet écran. Que peut-il faire de cette information qui l’intrigue? On aimerait penser qu’il va la confronter avec d’autres, récupérées sur des sites plus complets et sérieux, où les auteurs sont éclairés. Mais bien souvent, l’information donnée en premier lieu est l’information crue, prise pour source puis utilisée.
Cet individu, nous le retrouvons dans nos classes susceptibles de lui apporter les savoirs nécessaires à son évolution. Ce qui a changé ces quarante dernières années est que ce jeune croit qu’il a déjà l’information et les compétences nécessaires pour la traiter. Ce jeune est aujourd’hui en quête de nouvelles informations et trouve en l’école un lieu « has been » n’utilisant que très peu l’outil que lui connaît parfaitement et manipule aisément. Nous ne le comprenons que trop mal, car il n’est plus comme nous qui, des années plus tôt, quand nous étions à sa place, écoutions et croyions l’éducateur. Il est aujourd’hui en perpétuelle incertitude entre ce qu’il a vu via ses liens et ce qui lui est dit en classe. De plus, il est dans une classe où il n’est plus seul, où l’informateur n’est plus centré sur lui essentiellement comme tous les sites qu’il utilise via les « cookies », il n’est plus le centre de l’attention. Comprenons-le : il n’est plus abreuvé d’informations, il a donc le sentiment de ne plus maîtriser ce qui se passe autour de lui, ayant le sentiment que le monde tourne sans lui, sans qu’il ne connaisse tout. Imaginez le sentiment de peur du vide que cela doit lui procurer. Une espèce de manque doit se faire ressentir alors et il trépigne de pouvoir retourner rapidement sur ses réseaux pour récupérer ce qu’il a manqué. Il ne peut plus être concentré, surtout qu’il a pris l’habitude maintenant de « média-snacker » et ainsi papillonner entre les différents vecteurs d’informations sans en approfondir un réellement. L’élève aujourd’hui n’est donc plus un expert dans un domaine, mais il touche à tout sans approfondir. On pourrait se poser la question de l’incidence que cela a sur son futur, dans l’optique de trouver un travail et de s’y tenir. Nous voyons d’ailleurs apparaître des individus qui n’ont plus un métier d’une vie mais une vie de métiers. Dans la classe, ce jeune est donc déconcentré, il a besoin de bouger, d’être rempli par différents types d’informations, et cela a une implication sur la manière dont nous devons, nous éducateurs, le prendre en charge.
C’est ce qui est fait en partie dans notre établissement, collège de la périphérie nantaise. Au regard de toutes ces données, l’équipe a tenté, de manière plus ou moins individuelle, de mettre en place de nouvelles pédagogies afin de pallier ces changements sociétaux. Contrairement à ce qui avait été imaginé par les concepteurs de l’informatique, qui était initialement une abréviation de « information automatique », nous arrivons aujourd’hui dans l’ère de la « désinformatique » et l’équipe éducative dans son ensemble a dû s’emparer de cela afin d’aménager les contenus et les façons de faire.
Concrètement, et au quotidien, cela commence par l’interdiction institutionnelle d’utiliser les téléphones mobiles dans les collèges (loi du 03 août 2018). Reprise dans le règlement intérieur de l’établissement, cela appuie sur le fait que nous ne devons pas laisser le jeune devant des contenus sans l’y accompagner. « L’utilisation du téléphone portable peut nuire gravement à la qualité d’écoute et de concentration nécessaire aux activités d’enseignement » (https://www.education.gouv.fr/cid133479/interdiction-telephone-portable-dans-les-ecoles-les-colleges.html). Ainsi nous mettons tout en œuvre pour permettre le décrochage lors de l’entrée dans l’établissement. Il faut rajouter ici que nous voyons, aux portes de l’établissement et depuis quelques années, un nouveau ballet de jeunes, tous penchés sur leurs écrans. Le mobile devient presque le connecteur logique dans la relation à l’autre. L’un joue à un jeu ou est sur tel ou tel site, et montre à ceux qui sont autour et qui n’ont d’yeux que pour cela, le niveau atteint ou la remarque faite sur le blog… sans compter sur le nombre de « likes », de « followers » devenu l’objet de toutes les attentions. Obligé de leur demander de s’arrêter pour qu’ils prennent conscience de l’heure et donc du besoin de rentrer dans l’établissement, notre pratique s’en trouve relativement évoluée. Hier, nous demandions aux jeunes d’éteindre leur cigarette avant d’entrer, aujourd’hui nous leur demandons d’éteindre leur mobile. Les jeunes sont passés d’une addiction visible, malodorante et source de maladie, à une autre plus silencieuse mais tout aussi dévastatrice. Facile à utiliser dans les toilettes, cachés, les jeunes profitent de cet espace pour s’adonner en toute quiétude à leur dérive désinformatique. Il faut alors repenser ce lieu afin de ne plus leur laisser le temps d’errer à leur guise dans cet espace. Nous organisons alors des temps de présence aux toilettes pour les jeunes avec un passage des personnels de surveillance dans les environs.
En classe, les enseignants, soucieux de travailler avec cet outil qui peut être formidable s’il est bien utilisé, jouent d’ingéniosité afin de permettre aux jeunes de bien l’utiliser et le transformer enfin en instrument de l’information. Ils donnent par exemple des applications utiles à certaines pratiques comme « Scratch » qui permet à chacun d’utiliser la programmation et ainsi conceptualiser des modèles d’organisation systémiques. L’outil ainsi utilisé augmente l’attractivité du contenu, tout comme le fait pour les enseignants d’utiliser les « nouveaux » supports que sont les TBI (tableaux blancs interactifs) ou autres flottes de tablettes ou d’ordinateurs portables. En augmentant ainsi l’interactivité, l’enseignant attire le jeune et le met en mobilité. Le jeune peut alors essayer, effacer, recommencer à sa guise et ainsi, par essai-erreur, avancer et se mettre en acte d’apprendre. L’éducateur répond alors au nouveau besoin de multiplier les médias de l’information créé par le jeune et sa pratique quotidienne dans l’informatique.
Il nous semble pour autant très important de vouloir garder, au travers de nos temps d’étude par exemple, ou encore pendant nos récréations, des temps de pause nécessaires à la réflexion, à l’analyse des situations ou des données. Il faut que nous puissions réapprendre à nos jeunes à s’ennuyer afin qu’ils puissent se permettre un temps réflexif, presque de métacognition sur leurs pratiques. Pour aller dans ce sens, lors de l’édition des emplois du temps de chaque classe, il a été décidé d’imposer, pour chaque niveau, au moins une heure d’étude. Ce temps, principalement dédié au travail individuel, peut aussi évoluer vers, lorsque l’heure y est propice ou que l’état des jeunes en fait ressentir le besoin, un temps de pause et de méditation en musique. Ce temps permet à chacun de se recentrer sur ce qu’il ressent, sur ses besoins, mais est aussi un temps où le jeune peut rêver, divaguer sans se remplir d’autres informations que celles qu’il a déjà. Ces temps sont tellement rares aujourd’hui chez ces jeunes qu’ils ont du mal à rentrer dans ce processus du lâcher-prise initial nécessaire à l’acceptation du vide. C’est ce pourquoi dans notre établissement, nous nous efforçons de le faire régulièrement et ainsi leur redonner le goût à cela.
Même si l’attractivité des établissements passe presque inévitablement maintenant par l’innovation, non-plus pédagogique, mais technologique, il est clair, au vu de ce qui vient d’être dit, que l’école de demain devra, pour continuer de donner du sens aux apprentissages, s’approprier, par la formation des éducateurs, les nouvelles techniques et alors permettre aux jeunes de les utiliser comme instrument de leur information. Il faudra pour cela que les adultes encadrants les manipulent et puissent en tirer la substantifique moelle à échanger avec les jeunes à former. Tout l’enjeu se situe alors dans l’acceptation des enseignants à utiliser ce nouvel outil sans déterritorialiser le lieu d’éducation qu’est l’école et en acceptant les espaces annexes supportés par les nouvelles applications d’aide aux familles telles que Elyco ou École Directe qui font sortir l’école de son lieu et le faire rentrer dans chaque maison, espace resté privé jusqu’alors.
Le poste du jour concerne l’article « Les mots du numérique à l’école » de Gemma Serrano, publié en Janvier 2018 dans la revue « Études ». Cet article traite de notions abordées dans le cours telles que les rapports aux savoirs, la communication et le travail collaboratif ou encore des « digital natives ». Il pose d’ailleurs un regard global sur toutes ces notions du numérique et de leur place au sein de l’école. J’ai choisi cet article pour ces thématiques et sa vision sur le numérique à l’école (pas toujours en accord avec ma propre opinion).
Cet article traite de l’école en tant que lieu de formation pour les nouvelles générations et qui doit donc mettre le numérique en place en son sein. En effet, comme vous le savez grâce au cours de « Numérique et apprentissage », l’utilisation du numérique constitue des changements sociétaux (habitudes personnelles, espaces de travail multiples…).
Grâce aux études sur les « digital natives » les enseignants et éducateurs réfléchissent à de nouvelles méthodes d’apprentissages. Selon l’article, le numérique doit donc prendre place au sein de l’école et être une ressource. Cela passe donc par la formation des enseignants qui pourront donc l’inclure dans leurs cours et changer le rapport aux savoirs des élèves, puisque ces derniers se retrouveront acteurs et moteurs. « Il ne s’agit pas tant d’introduire le numérique à l’école que de prospecter d’autres rapports aux savoirs, d’explorer d’autres rôles attribués aux acteurs éducatifs. » Le numérique permet de développer la pensée critique des élèves, fondement de l’institution scolaire, la curiosité de l’élève, de réorganiser les transmissions de savoirs, etc. Le numérique doit être une ressource pour l’école pour faciliter le travail avec des acteurs externes (aide aux devoirs, projets citoyens…) mais aussi créer un espace de travail pour tous les acteurs scolaires (professeurs, élèves, parents). Selon l’article, l’école doit être également un lieu d’apprentissage de la vie numérique. Notamment sur les ‘bonnes pratiques à adopter’ et les risques. L’article propose d’ailleurs que l’école mette en place processus de « dis-immersion » afin d’aider les élèves à « à distinguer les situations et à développer un esprit critique« .
L’article a donc une vision globale sur la question du numérique à l’école en abordant tous les thèmes qui y sont rattachés (rapports aux savoirs, communication, collaboration, vie numérique, changements sociétaux). Il propose même la mise en place d’un processus de dés-immersion pour aider les élèves à se rendre compte de leur vie numérique et de l’impact que cela peut avoir sur eux. Cependant cela montre que l’école doit impérativement être en accord avec la société actuelle et que les enseignants soient bien formés sur ces thématiques, ce qui pour l’instant n’est pas le cas. La mise en place de ce dispositif est donc pour l’instant difficile. De plus, cela soutien l’idée que c’est à l’école d’éduquer les jeunes générations au numérique, ce qui est vrai mais selon moi, les parents ont, eux aussi, un rôle à jouer. Les parents peuvent également se former sur la question du numérique et mettre en place un dispositif de dés-immersion en collaborant avec l’école.
Et vous, que pensez-vous? L’école doit-elle ‘se mettre à la page’? Doit-elle instaurer un processus de dés-immersion numérique? Les écoles que vous fréquentez utilisent-elles des ressources et plateformes de collaborations numériques?
Pour mon billet d’analyse, j’ai choisi de m’intéresser au livre de Franck AMADIEU & André TRICOT s’intitulant « Apprendre avec le numérique. Mythes et réalités, Edition RETZ, 2014 ». Ce livre nous a été proposé en cours sur le numérique par I. MARECHAL, A. DINTILHAC et P. DUPERRAY.
Pourquoi ? Pour deux raisons: Car après étude de la conférence d’André TRICOT sur ce sujet, visible sur Youtube dont le lien ci-après, j’ai pu constater que tous les chapitres du livre n’étaient pas abordés comme le chapitre 6: « Le numérique permet d’adapter les enseignements aux élèves »; ainsi que le chapitre 7: « Le numérique permet de s’adapter aux besoins particuliers des apprenants » ou encore le chapitre 10: « Ça va coûter moins cher ». Il me paraît donc intéressant de ne pas mettre de côté ces autres mythes. De plus, le chapitre 7 est aussi complémentaire avec le billet d’analyse de Charly. Donc, la conférence est aussi intéressante car complémentaire au livre. La seconde raison est que ce livre datant de 2014, offre un regard assez récent sur la question du numérique et les apprentissages et pour reprendre le propos tenu par André TRICOT, dans sa conférence, que je partage, « Nous traversons un bouleversement exceptionnel avec le numérique tout comme cela a été avec l’arrivée de l’écriture puis de l’imprimerie ». Je propose donc de reprendre 3 des 11 chapitres du livre de façon synthétique en essayant de mettre en exergue les points qui me paraissent importants et d’y apporter ma contribution au regard de mon expérience professionnelle.
Dans l’introduction du livre, je trouve assez pertinente la référence des auteurs à la citation de Thomas Edison en 1913 qui répondait à la question: « Quel est votre avis sur la valeur pédagogique du cinéma? » Dans un interview au New York Dramatic Mirror: Thomas Edison répondait: « Les livres seront bientôt obsolètes dans les écoles. Les élèves recevront un enseignement visuel. Il est possible d’enseigner tous les domaines de la connaissance humaine par le cinéma. Notre système scolaire va complètement changer d’ici dix ans. Nous travaillons depuis un certain temps sur les films scolaires. Nous avons étudié et reproduit la vit de la mouche, du moustique, du ver à soie, (…). Nos travaux montrent de façon concluante la valeur des films dans l’enseignement de la chimie, de la physique et d’autres domaines, ce qui rend les connaissances scientifiques, difficiles à comprendre dans les livres, claires et simples pour les enfants ».
Thomas Edison avait peut-être acheté des actions en bourse à Hollywood mais je peux constater cependant que 107 ans plus tard, bien que le cinéma fasse parti des artifices pédagogiques dans l’enseignement, ce 7ème Art n’a pas encore remplacé les livres ni l’enseignement en présentiel. Ni Merlin l’enchanteur ni même Harry Potter n’ont réussi à enseigner les bases des apprentissages primaires et secondaires au travers du cinéma, jusqu’à preuve du contraire. Nous pouvons alors nous poser cette même question au sujet des apprentissages avec le numérique: « Le numérique remplacera-t-il les livres et l’enseignement en présentiel dans les dix ans à venir? ». N’ayant pas de boule de cristal, je ne puis répondre à cette question dans l’immédiat bien que j’exprimerai mon avis en conclusion, toutefois il convient de s’appuyer sur certains travaux pour apporter une réflexion plus sérieuse sur le sujet.
Chapitre 6: « Le numérique permet d’adapter les enseignements aux élèves »:
Le mythe de l’adaptation à l’apprentissage en cours. Les auteurs expliquent que ce mythe était déjà présent dans l’enseignement programmé de Skinner, qui adressait à l’élève un feedback en fonction du caractère correct ou incorrect d’une réponse, selon une approche béhavioriste. Le développement de l’intelligence artificielle appelée « Tuteurs intelligents » ou « l’Intelligence artificielle en éducation » a permis de proposer de nouveaux programmes adaptatifs aux élèves leur permettant d’apprendre en autonomie. Mais l’autonomie a ses limites. Bien que les élèves puissent résoudre des situations grâce au numérique, rien n’indique qu’ils en comprennent le sens et qu’il soit capables d’organiser leur parcours scolaire. Ce mythe s’est accentué avec l’arrivée des MOOCs (Massive Open Online Courses) ou « Cours en ligne massifs et ouverts ».
Une concrétisation très complexe et coûteuse: Pour interpréter intelligemment ce que fait un élève, un tel système a besoin d’un modèle de l’élève très précis; d’un modèle du domaine d’apprentissage très complet et enfin d’un modèle de la façon dont on enseigne ce domaine. Seulement, un manque de théorie sur ce sujet ajouté à la difficulté d’associer ces trois domaines avec celui d’un élève réel, représente un temps non négligeable et donc trop coûteux.
Des adaptations plus modestes: Deux domaines majeurs permettent une réalité plus adaptée: 1) L’évaluation fermée et sommaire permet de répondre à des questions pourvu qu’elles soient fermées et en nombre limité. 2) La recherche d’aide: consiste pour l’élève à aller chercher par lui-même des solutions. Mais des études récentes ont mis en exergue que ce sont les élèves qui en ont le plus besoin qui demandent le moins d’aide. Alors le numérique s’est adapté en proposant même une aide avant que l’élève en ait besoin. C’est une avancée.
Un environnement informatique… et des humains: « Ce n’est pas l’informatique qui porte l’adaptation mais les humains (enseignant et élèves) qui s’en chargent. Les auteurs mettent en avant qu’on ne peut pas dissocier le numérique de la présence de l’enseignant et des apprenants.
Faire varier le guidage: Les auteurs expliquent l’importance de présenter le problème résolu avant de faire travailler l’apprenant sur un même type de problème. Par la suite, avec l’acquisition de connaissances, les apprenants bénéficient davantage de situations d’apprentissage sans guidance.
Pour conclure ce chapitre, les auteurs affirment que bien que le numérique permette des avancées en faveur des apprentissages pour les élèves, ceux-ci restent sommaires et que le numérique ne permet pas de s’adapter de façon autonome à la personne. Des retours simples à des questions simples sont plus efficaces. De nombreux travaux sont encore à réaliser pour ce faire.
Réflexion: En parallèle à ce chapitre, je fais le lien avec une situation vécue dernièrement sur mon lieu de travail. J’observais un adulte en situation de handicap souffrant de la maladie de Korsakov, entraînant par ailleurs des troubles importants de la mémoire. Afin de l’aider à exercer sa mémoire, un professionnel lui avait remis une tablette numérique présentant le jeu de « memory » dont il s’agit de repérer deux mêmes images en les touchant du doigt afin de les associer et les faire disparaître pour marquer 1 point. J’observe alors la personne jouer et je constate alors que la personne s’est vite découragée face à la non réussite. Quelle solution et/ou proposition, le logiciel éducatif lui a-t-il alors proposé? Aucune. Alors après quelques secondes de réflexion, j’ai accompagné la personne à se remotiver et poursuivre son jeu avec plaisir. Ceci montre bien la limite du numérique et que l’adaptation de l’enseignement à la personne, dans cette situation, est loin d’être acquise.
Chapitre 7: « Le numérique permet de s’adapter aux besoins particuliers des apprenants »:
Le mythe de l’adaptation aux élèves à besoins particuliers: Deux branches de l’informatique se sont intéressés à cette question: 1°) Le domaine de l’interaction entre humain et machine, plus spécialement centré sur les handicaps moteurs et sensoriels, où l’on essaie de concevoir des technologies qui compensent ou contournent le handicap. Exemple avec les prothèses. 2°) Le domaine de l’informatique pédagogique, plus spécifiquement centré sur les troubles de l’apprentissage, où l’on tente d’améliorer l’apprentissage ou de compenser le trouble. Exemple avec certains logiciels sur le décodage émotionnel.
Des études auprès des enfants aveugles: Les auteurs relatent que de nouveaux outils numériques associant les images à des bandes sonores favoriseraient les apprentissages. Ou encore les synthèses vocales associées au Braille ou enfin la réalité augmentée qui a prouvé que les apprentissages étaient plus opérants que si la personne se situait dans un environnement naturel. Banf & Blanz en 2013 ont développé un système permettant de sonoriser des images sur des tablettes numériques. Ainsi, en touchant l’image, une information sonore simple ou élaborée sur le contenu est transmise à l’apprenant.
Une étude auprès de personnes en situation de handicap moteur: adapter les claviers. Des claviers virtuels permettent aujourd’hui une meilleure adaptation pour la personne avec handicap moteur, réduisant la fatigue par exemple. Cependant, les auteurs observent souvent le même phénomène, celui de l’organisation du temps, de l’espace, les ressources disponibles, la formation des professionnels, les valeurs des usagers, faisant parfois obstacle à l’intégration de ces solutions.
Une technologie pour apprendre à reconnaître les émotions: Les auteurs s’appuient sur des études de Baron-Cohen, Golan & Ashwin en 2009, menées auprès d’enfant avec Troubles du Spectre Autistiques et d’autres enfants sans trouble. Le support d’apprentissage qui était un programme d’ordinateur sur DVD, entraînait l’enfant à reconnaître les émotions. Les résultats furent significatifs.
Un exemple d’écran du logiciel Play-on: exercice de discrimination phonétique
La technologie au service des élèves dyslexiques: Apprentissage de la lecture. L’équipe d’Annie Magnan et Jean Ecalle à Lyon, a produit un ensemble de résultats très encourageants. Leurs travaux ont notamment montré qu’un système qui permet un entraînement audiovisuel à la reconnaissance et à la segmentation des sons et aux contrastes vocaux pouvait améliorer la reconnaissance des mots écrits et donc à la lecture. Cette équipe utilise le logiciel « Play-on ».
Les auteurs concluent ce chapitre en disant qu’il ne suffit pas aux apprenants de s’entraîner et répéter les exercices mais que c’est aussi en comprenant, en conceptualisant, en explorant, en découvrant, en prenant conscience, que les apprentissages seront encore plus opérants.
Réflexion: pour faire lien avec la conclusion des auteurs, je me réfère également à une expérience professionnelle auprès d’un adulte avec TSA qui peine à faire des pauses entre chaque bouchées alimentaires lors des repas. Il souffre d’un besoin de « remplissage » au risque d’être victime d’une fausse route dans la cas le plus grave ou à moindre coût de souffrir de troubles digestifs. Alors, la technologie numérique est venue en aide à cette personne et le mérite revient à l’ergothérapeute qui a mis en place une fourchette électronique. Il s’agit d’un couvert qui vibre à espace régulier entre chaque bouchée. Ceci pour développer son autonomie autour du repas. Mais ceci ne suffit pas si la personne n’y a pas mis de sens et n’a pas compris l’intérêt. Alors la fourchette électronique a l’avantage d’être reliée à une mémoire interne et un port USB permet de suivre l’évolution sur écran numérique après chaque repas par le biais d’une courbe. Ainsi, un échange avec la personne lui permet de mieux comprendre et d’accepter la démarche éducative et d’être mieux accompagnée au fil du temps. Mais encore faut-il que le personnel soit formé et cela demande du temps et beaucoup d’argent…
Chapitre 10: « Ça va coûter moins cher »: le mythe de la baisse des coûts et de la gratuité:
Les auteurs avancent que certains simulateurs numériques ont eu un effet bénéfique en terme de sécurité et de coût de formation comme par exemple avec les simulateurs de vols qui ont émergé durant les années 1940. Mais cela aussi a ses limites. Il disent aussi qu’il a fallu apprendre à concevoir des environnements numériques de formation, avec une idée précise de ce que l’on pouvait y faire, et ne pas y faire. On s’est rendu compte que ce travail de conception, long, minutieux, exigeant, revenait extrêmement cher.
« Un accès gratuit à des contenus qui ont un coût ». Les auteurs concluent ce chapitre en disant que certains contenus de e-learning sont gratuits mais que derrière ces outils il y a une somme de travail non négligeable et que tôt ou tard, il faudra payer les concepteurs. Donc quid de la durée de vie de la gratuité?
Réflexion: Toujours au sein de ma profession, nous avons voulu faire l’achat de tablettes numériques au bénéfice des adultes en situation de handicap afin de développer des apprentissages. En l’absence de budget, il nous a fallu répondre à un appel à projet auprès de la fondation d’un grand groupe de télécommunication qui nous proposait un don selon la recevabilité et le coût de notre projet. Nous étions trois professionnels pour construire ce projet. J’ai évalué à environ 30 heures de travail au total pour nous trois pour construire ce projet, de son étude de faisabilité, à sa conception et sa production. Nous avons obtenu un budget de 5500 €. Ce travail est inclus dans nos heures de travail global, mais par cet exemple, j’ai voulu illustrer que derrière quelque chose qui peut paraître gratuit, il y a toujours un contribution financière et humaine.
Pour conclure: En écrivant ce billet d’analyse, j’ai appris beaucoup de choses que j’ai cherché à partager par le biais de notre blog et j’y ai pris certes beaucoup de plaisir. Mais au fond, je me pose la question suivante: « Combien de temps serais-je capable d’apprendre en autarcie par le biais du numérique. La période de restriction sociale que nous traversons en cette période de « guerre virale » contre le Covid-19 nous amène à changer nos habitudes et à explorer davantage ce que le numérique peut nous offrir. C’est une bonne chose mais ne manque-t-il pas une pièce essentielle de ce beau puzzle qu’est notre vie, celle que nous savons partager? Je postule pour apprendre avec le numérique et je trouve la recherche de ces deux auteurs très intéressante car elle m’amène à ne pas oublier que le présentiel a aussi sa place aux côté du numérique. Le numérique va de paire avec un échange social vivant et humain. J’en suis convaincu.
Bonjour à tous ! La ressource que je souhaitais vous présenter aujourd’hui est un article de 2017 écrit par un groupe de chercheurs français (du laboratoire de l’université et du CNRS d’Aix-Marseille) et de chercheurs finlandais concernant l’outil Graphogame qui est un jeu éducatif conçu par des chercheurs dans le but de faciliter l’apprentissage de la lecture aux enfants en difficultés d’apprentissage.
La ressource a d’abord été mise en place en Finlande et est arrivé en France à la suite de cette recherche faite sur des élèves de CP et CE1.
Pour les plus curieux, voici le lien de l’article dont je vais parler !
Mon choix de ressource s’est porté sur cette étude car dans le cadre de notre cours sur le numérique et apprentissage, il me semblait important de pouvoir aller plus loin que les outils et informations pour nous , adultes, et d’aller chercher à améliorer notre pratique avec des fonctionnements innovants autour du numérique !
Introduction à la dyslexie
L’outil Graphogame existe pour accompagner les enfants ayant des difficultés d’apprentissage de la lecture et étant potentiellement dyslexique, mais comment se traduit la dyslexie?
C’est avant tout un retard d’apprentissage de la lecture important, malgré une intelligence dite normale et sans difficultés cognitives ou sensorielles. Deux explications sont avancées dans l’article pour expliquer ce phénomène: Le premier point est la difficulté d’analyse phonémique qui créerait des difficultés de reconnaissance et d’assemblage des différents phonèmes (ce qui constitue l’essence de la lecture). Le fait que le traitement phonologique ne se mette pas en place complique extrêmement le phénomène de décodage et c’est pourquoi l’automatisation à acquérir dans la lecture est extrêmement réduite. Le deuxième point souligné est la difficulté de traitement visuels et visuo-attentionnels. C’est-à-dire que l’enfant ne visualise pas toujours le mot dans son ensemble, et dans le bon ordre et cela complique le traitement orthographique et le mécanisme de décodage est affecté.
Graphogame: Qu’est ce que c’est ?
C’est un logiciel d’entraînement audio-visuel pour améliorer l’apprentissage de la lecture pour les apprenants en difficultés (ou non) qui présente des stimuli auditifs et des choix orthographiques à différents niveaux (phonème, syllabe, mot, phrase…).
Le logiciel fonctionne sur trois niveaux:
Tout d’abord il se concentre à ce que l’apprenant renforce la perception auditive des sons, des phonèmes. Ensuite, il travaille sur la mise en relation du phonème avec son orthographe: ce que l’on appelle le décodage. Enfin, il se focalise sur le rapport sur l’orthographe uniquement et sur le positionnement des lettres.
L’importance majeure de ce fonctionnement est de créer du lien entre le codage orthographique (ce que l’on décode sur le papier) et le codage phonologique (le son que représente les lettres sur le papier) afin d’aider à l’automatisation de la lecture.
Techniquement, voilà comment cela fonctionne:
Le logiciel fonctionne avec des séquences composés de niveaux de difficultés avec des exercices variés.
L’élève porte un casque dans lequel il entend les stimuli auditifs et doit cliquer sur l’écran sur les propositions exactes en fonction des exercices (voir photo).
Chaque partie requiert un certains pourcentage de bonne réponse afin de pouvoir passer à l’exercice suivant ce qui fait que chaque élève avance à son rythme en fonction des résultats qu’il obtient. Le jeu est aussi fait en sorte pour que chaque exercice ne contiennent que les relations graphophonologiques déjà vues auparavant et celle étudié dans le chapitre en cours afin de créer une automatisation de lecture du contenu déjà vu et un apprentissage progressif des nouveaux phonèmes.
Sans rentrer dans les données chiffrées des résultats de l’étude que vous pouvez consulter via le lien de l’article, il convient de constater que les résultats sont dans l’ensemble très positifs à de nombreux points de vue, que ce soit dans le nombre de mots reconnus et lus, dans la lecture à vous haute des mots, et ne serait-ce que dans le plaisir d’apprendre via un support ludique.
Cependant, cela reste à prendre avec de la mesure puisque trop peu de test, et sur trop peu de temps cela a été essayé en classe. C’est un outil vers lequel nous pourrions nous pencher plus en détail à l’avenir, mais qui ne constitue pas encore le présent dans les salles de classes.
Personnellement, cette ressource me paraît être une ouverture intelligente du numérique dans les salles de classes. Si ces chiffres tendent à se confirmer au travers de nouvelles études, diversifier les outils ( numériques ou pas) permettra de se rapprocher d’une individualisation de l’apprentissage pour les élèves en difficultés. Ce logiciel n’aura pas réponse à tout mais l’objectif est que l’enseignant puisse disposer d’outils variés afin d’adapter sa pratique aux profils des élèves et le numérique est une chance en ce qui concerne l’innovation dans les supports d’apprentissage.
Si ce sujet vous passionne autant qu’il me passionne, je vous encourage à aller vous renseigner à ce propos via le lien suivant qui vous donnera accès à trois conférences concernant ce logiciel, les apprentissages et le numérique !
voici une conférence de Stéphane BLOCQUAUX, docteur en sciences de l’information et de la communication, auteur du livre » le biberon numérique »
,https://www.youtube.com/watch?v=80nYG6ZFIDg, dans cette conférence, il alerte les parents sur la réalité virtuelle, sur l’éducation des enfants au virtuel, la rupture avec le réel occasionné par ces casques de réalité virtuelle.
Il alerte sur l’identité numérique,sur la e.reputation, sur tout ce qui peut être retrouvé sur les réseaux, les photos, tout ce a été publié, posté, par la personne, qui pourra être utilisé par exemple par un employeur, Son objectif est d’alerter sur le rôle de parent et de « développer la veille parentale numérique », de « définir la limite numérique », »savoir dire non »
d’autres information sur la réalité virtuelle: salon Laval Virtual, à Laval en Mayenne.
La réalité virtuelle est auusi utilisée dans le domaine de la santé, par exemple lors des anesthésies ou lors d’examens pour apaiser les patients, pour apaiser la douleur,et pour divertir ou rééduquer à la mobilité les personnes âgées
et voici une conférence de Miguel DELECOURT,Conférencier, formateur, coach et consultant Réseaux Sociaux, Social Selling et e-réputation,il intervient auprès des professionnels, des sportifs de haut niveau et des étudiants.Il renforce ce que dit Stéphane Bloquaux,https://www.youtube.com/watch?v=vx49s5gnrj8
résumé livre « le biberon numérique »
Parents, éducateurs et professionnels de la santé, les mutations numériques vous interpellent, vous choquent ou vous passionnent.
À l’ère du smartphone et des casques virtuels immersifs, nous devons rester vigilants concernant les usages de l’Internet et des outils connectés que nous offrons aux enfants. Vous qui n’êtes pas « nés avec internet dans votre berceau », partez prendre la mesure de ce que vivent ces enfants sur qui repose désormais le lourd fardeau de la connectivité juvénile permanente.
Cet ouvrage questionne votre éducation au virtuel, pour vous aider à mieux lutter contre toutes les formes de cyber-violence, au sein du système éducatif ou de santé, comme dans votre sphère familiale.