Papillon de lumière bleue

Introduction

Selon une étude menée par Statista Research Department, d’ici 2020 il y aura 2,87 milliards d’utilisateurs de smartphones dans le monde. Si nous arrondissons à 3 milliards le chiffre donné, on peut dire qu’un peu moins de la moitié de la population mondiale possédera un smartphone (1).

Le smartphone permet d’appeler, d’envoyer des SMS et des MMS, de se connecter mais également se substituer à une box internet en utilisant le partage de connexion. Historiquement le smartphone a été démocratisé mondialement par Steve Jobs et son premier iPhone sorti à 2007, il y a 13 ans désormais.

Beaucoup de scientifiques et spécialistes de santé se sont questionnés sur les aspects négatifs du téléphone : ondes, tendinite aux doigts, dépendance, troubles du langage pour les plus jeunes… Mais il est évoqué aussi la question du sommeil qui est un critère indispensable à notre bon équilibre de vie au quotidien.

L’étude

Des chercheurs de l’université du Michigan, aux Etats-Unis, ont étudié l’impact de l’utilisation du smartphone après 21h sur le sommeil en interrogeant 82 cadres supérieurs et 161 employés. Il en est ressorti qu’une utilisation après 21h « nuisait à la qualité du sommeil », « impliquait une grande fatigue le matin » et il y avait « une moins bonne motivation au travail tout le long de la journée ».

L’une des explications principales est bien entendu la lumière bleue qui est omniprésente dans les smartphones : « ce type de lumière aurait une influence négative sur la production de mélatonine, une substance chimique sécrétée par notre organisme et favorisant le sommeil ». On parle de plus en plus de la lumière bleue dans notre quotidien car c’est un phénomène qui est relativement récent. Pourtant, elle fut crée en 1992 par trois chercheurs japonais qui ont reçu le Prix Nobel de physique en 2014 pour cette découverte. Grâce à la LED bleue, une lumière blanche de bonne qualité peut être crée.

Source du schéma : https://www.science-et-vie.com/archives/la-lumiere-des-ecrans-nuit-elle-vraiment-au-sommeil-question-de-stephanie-claude-33792

Les outils pouvant limiter la lumière bleue

Sur les ordinateurs, il existe le logiciel F.lux qui, une fois téléchargé, vous permettra de réguler votre luminosité d’écran tout en filtrant la lumière bleue et ainsi protéger vos yeux. (2)

Des lunettes de qualité possédant le filtre « anti lumière bleue » permettent également une protection optimale et sont recommandées pour les personnes qui passent plusieurs heures par jour devant les écrans.

L’alimentation aussi permet de renforcer la protection naturelle de nos yeux en consommant des aliments comme les épinards, le chou et d’autres légumes-feuilles.

Pour conclure – lien avec mon activité professionnelle

Nous nous rendons bien compte, de par l’étude menée et le schéma exposé, qu’une forte exposition aux smartphones a un effet direct sur la qualité du sommeil chez les personnes. Si je transpose ce sujet à mon travail (surveillant en internat) dans un lycée, ça m’interpelle sur le fait que les 2nd et les 1ères doivent déposer leurs téléphones dans des casiers avant d’aller se coucher mais pas les terminales car ils sont « plus libres » et « plus responsables ».

Cependant, il y eut des problèmes avec certains terminales sur la surutilisation du téléphone en heures d’étude mais également en soirée. Cet élément me pose question dans ma pratique sur l’efficacité du sommeil chez les lycéens de terminale et sur les mesures pouvant être mises en place pour ne pas négliger cet aspect.

Je vous invite à aller consulter l’article en question qui développe plus en détail mon propos ici : https://www.planetesante.ch/Magazine/Addictions/Hyperconnectivite/Sommeil-et-ecrans-la-lumiere-bleue-a-l-origine-de-nos-nuits-blanches

Alors, si vous souhaitez avoir un sommeil réparateur en sécrétant de la mélatonine, lisez un bon livre et pensez à éteindre et éloigner votre téléphone de l’endroit où vous dormez ! 😉

(1) https://fr.statista.com/statistiques/574542/utilisateurs-de-smartphone-dans-le-monde–2019/

(2) lien pour télécharger F.lux : https://www.clubic.com/telecharger-fiche278130-f-lux.html

Julien GRAU

Le numérique à l’école

Bonjour à tous!

Le poste du jour concerne l’article « Les mots du numérique à l’école » de Gemma Serrano, publié en Janvier 2018 dans la revue « Études ». Cet article traite de notions abordées dans le cours telles que les rapports aux savoirs, la communication et le travail collaboratif ou encore des « digital natives ». Il pose d’ailleurs un regard global sur toutes ces notions du numérique et de leur place au sein de l’école. J’ai choisi cet article pour ces thématiques et sa vision sur le numérique à l’école (pas toujours en accord avec ma propre opinion).

lien de l’article : https://www.cairn.info/revue-etudes-2018-1-page-39.htm


Cet article traite de l’école en tant que lieu de formation pour les nouvelles générations et qui doit donc mettre le numérique en place en son sein. En effet, comme vous le savez grâce au cours de « Numérique et apprentissage », l’utilisation du numérique constitue des changements sociétaux (habitudes personnelles, espaces de travail multiples…).

Grâce aux études sur les « digital natives » les enseignants et éducateurs réfléchissent à de nouvelles méthodes d’apprentissages. Selon l’article, le numérique doit donc prendre place au sein de l’école et être une ressource. Cela passe donc par la formation des enseignants qui pourront donc l’inclure dans leurs cours et changer le rapport aux savoirs des élèves, puisque ces derniers se retrouveront acteurs et moteurs. « Il ne s’agit pas tant d’introduire le numérique à l’école que de prospecter d’autres rapports aux savoirs, d’explorer d’autres rôles attribués aux acteurs éducatifs. » Le numérique permet de développer la pensée critique des élèves, fondement de l’institution scolaire, la curiosité de l’élève, de réorganiser les transmissions de savoirs, etc. Le numérique doit être une ressource pour l’école pour faciliter le travail avec des acteurs externes (aide aux devoirs, projets citoyens…) mais aussi créer un espace de travail pour tous les acteurs scolaires (professeurs, élèves, parents). Selon l’article, l’école doit être également un lieu d’apprentissage de la vie numérique. Notamment sur les ‘bonnes pratiques à adopter’ et les risques. L’article propose d’ailleurs que l’école mette en place processus de « dis-immersion » afin d’aider les élèves à « à distinguer les situations et à développer un esprit critique« .

L’article a donc une vision globale sur la question du numérique à l’école en abordant tous les thèmes qui y sont rattachés (rapports aux savoirs, communication, collaboration, vie numérique, changements sociétaux). Il propose même la mise en place d’un processus de dés-immersion pour aider les élèves à se rendre compte de leur vie numérique et de l’impact que cela peut avoir sur eux. Cependant cela montre que l’école doit impérativement être en accord avec la société actuelle et que les enseignants soient bien formés sur ces thématiques, ce qui pour l’instant n’est pas le cas. La mise en place de ce dispositif est donc pour l’instant difficile. De plus, cela soutien l’idée que c’est à l’école d’éduquer les jeunes générations au numérique, ce qui est vrai mais selon moi, les parents ont, eux aussi, un rôle à jouer. Les parents peuvent également se former sur la question du numérique et mettre en place un dispositif de dés-immersion en collaborant avec l’école.

Et vous, que pensez-vous? L’école doit-elle ‘se mettre à la page’? Doit-elle instaurer un processus de dés-immersion numérique? Les écoles que vous fréquentez utilisent-elles des ressources et plateformes de collaborations numériques?

A très bientôt pour un nouveau poste!

Apprendre avec le numérique. Mythes et réalités

Pour mon billet d’analyse, j’ai choisi de m’intéresser au livre de Franck AMADIEU & André TRICOT s’intitulant « Apprendre avec le numérique. Mythes et réalités, Edition RETZ, 2014 ». Ce livre nous a été proposé en cours sur le numérique par I. MARECHAL, A. DINTILHAC et P. DUPERRAY.

Pourquoi ? Pour deux raisons: Car après étude de la conférence d’André TRICOT sur ce sujet, visible sur Youtube dont le lien ci-après, j’ai pu constater que tous les chapitres du livre n’étaient pas abordés comme le chapitre 6: « Le numérique permet d’adapter les enseignements aux élèves »; ainsi que le chapitre 7: « Le numérique permet de s’adapter aux besoins particuliers des apprenants » ou encore le chapitre 10: « Ça va coûter moins cher ». Il me paraît donc intéressant de ne pas mettre de côté ces autres mythes. De plus, le chapitre 7 est aussi complémentaire avec le billet d’analyse de Charly. Donc, la conférence est aussi intéressante car complémentaire au livre. La seconde raison est que ce livre datant de 2014, offre un regard assez récent sur la question du numérique et les apprentissages et pour reprendre le propos tenu par André TRICOT, dans sa conférence, que je partage, « Nous traversons un bouleversement exceptionnel avec le numérique tout comme cela a été avec l’arrivée de l’écriture puis de l’imprimerie ». Je propose donc de reprendre 3 des 11 chapitres du livre de façon synthétique en essayant de mettre en exergue les points qui me paraissent importants et d’y apporter ma contribution au regard de mon expérience professionnelle.

Dans l’introduction du livre, je trouve assez pertinente la référence des auteurs à la citation de Thomas Edison en 1913 qui répondait à la question: « Quel est votre avis sur la valeur pédagogique du cinéma? » Dans un interview au New York Dramatic Mirror: Thomas Edison répondait: « Les livres seront bientôt obsolètes dans les écoles. Les élèves recevront un enseignement visuel. Il est possible d’enseigner tous les domaines de la connaissance humaine par le cinéma. Notre système scolaire va complètement changer d’ici dix ans. Nous travaillons depuis un certain temps sur les films scolaires. Nous avons étudié et reproduit la vit de la mouche, du moustique, du ver à soie, (…). Nos travaux montrent de façon concluante la valeur des films dans l’enseignement de la chimie, de la physique et d’autres domaines, ce qui rend les connaissances scientifiques, difficiles à comprendre dans les livres, claires et simples pour les enfants ».

Thomas Edison avait peut-être acheté des actions en bourse à Hollywood mais je peux constater cependant que 107 ans plus tard, bien que le cinéma fasse parti des artifices pédagogiques dans l’enseignement, ce 7ème Art n’a pas encore remplacé les livres ni l’enseignement en présentiel. Ni Merlin l’enchanteur ni même Harry Potter n’ont réussi à enseigner les bases des apprentissages primaires et secondaires au travers du cinéma, jusqu’à preuve du contraire. Nous pouvons alors nous poser cette même question au sujet des apprentissages avec le numérique: « Le numérique remplacera-t-il les livres et l’enseignement en présentiel dans les dix ans à venir? ». N’ayant pas de boule de cristal, je ne puis répondre à cette question dans l’immédiat bien que j’exprimerai mon avis en conclusion, toutefois il convient de s’appuyer sur certains travaux pour apporter une réflexion plus sérieuse sur le sujet.

Chapitre 6: « Le numérique permet d’adapter les enseignements aux élèves »:

Le mythe de l’adaptation à l’apprentissage en cours. Les auteurs expliquent que ce mythe était déjà présent dans l’enseignement programmé de Skinner, qui adressait à l’élève un feedback en fonction du caractère correct ou incorrect d’une réponse, selon une approche béhavioriste. Le développement de l’intelligence artificielle appelée « Tuteurs intelligents » ou « l’Intelligence artificielle en éducation » a permis de proposer de nouveaux programmes adaptatifs aux élèves leur permettant d’apprendre en autonomie. Mais l’autonomie a ses limites. Bien que les élèves puissent résoudre des situations grâce au numérique, rien n’indique qu’ils en comprennent le sens et qu’il soit capables d’organiser leur parcours scolaire. Ce mythe s’est accentué avec l’arrivée des MOOCs (Massive Open Online Courses) ou « Cours en ligne massifs et ouverts ».

Une concrétisation très complexe et coûteuse: Pour interpréter intelligemment ce que fait un élève, un tel système a besoin d’un modèle de l’élève très précis; d’un modèle du domaine d’apprentissage très complet et enfin d’un modèle de la façon dont on enseigne ce domaine. Seulement, un manque de théorie sur ce sujet ajouté à la difficulté d’associer ces trois domaines avec celui d’un élève réel, représente un temps non négligeable et donc trop coûteux.

Des adaptations plus modestes: Deux domaines majeurs permettent une réalité plus adaptée: 1) L’évaluation fermée et sommaire permet de répondre à des questions pourvu qu’elles soient fermées et en nombre limité. 2) La recherche d’aide: consiste pour l’élève à aller chercher par lui-même des solutions. Mais des études récentes ont mis en exergue que ce sont les élèves qui en ont le plus besoin qui demandent le moins d’aide. Alors le numérique s’est adapté en proposant même une aide avant que l’élève en ait besoin. C’est une avancée.

Un environnement informatique… et des humains: « Ce n’est pas l’informatique qui porte l’adaptation mais les humains (enseignant et élèves) qui s’en chargent. Les auteurs mettent en avant qu’on ne peut pas dissocier le numérique de la présence de l’enseignant et des apprenants.

Faire varier le guidage: Les auteurs expliquent l’importance de présenter le problème résolu avant de faire travailler l’apprenant sur un même type de problème. Par la suite, avec l’acquisition de connaissances, les apprenants bénéficient davantage de situations d’apprentissage sans guidance.

Pour conclure ce chapitre, les auteurs affirment que bien que le numérique permette des avancées en faveur des apprentissages pour les élèves, ceux-ci restent sommaires et que le numérique ne permet pas de s’adapter de façon autonome à la personne. Des retours simples à des questions simples sont plus efficaces. De nombreux travaux sont encore à réaliser pour ce faire.

Réflexion: En parallèle à ce chapitre, je fais le lien avec une situation vécue dernièrement sur mon lieu de travail. J’observais un adulte en situation de handicap souffrant de la maladie de Korsakov, entraînant par ailleurs des troubles importants de la mémoire. Afin de l’aider à exercer sa mémoire, un professionnel lui avait remis une tablette numérique présentant le jeu de « memory » dont il s’agit de repérer deux mêmes images en les touchant du doigt afin de les associer et les faire disparaître pour marquer 1 point. J’observe alors la personne jouer et je constate alors que la personne s’est vite découragée face à la non réussite. Quelle solution et/ou proposition, le logiciel éducatif lui a-t-il alors proposé? Aucune. Alors après quelques secondes de réflexion, j’ai accompagné la personne à se remotiver et poursuivre son jeu avec plaisir. Ceci montre bien la limite du numérique et que l’adaptation de l’enseignement à la personne, dans cette situation, est loin d’être acquise.

Chapitre 7: « Le numérique permet de s’adapter aux besoins particuliers des apprenants »:

Le mythe de l’adaptation aux élèves à besoins particuliers: Deux branches de l’informatique se sont intéressés à cette question: 1°) Le domaine de l’interaction entre humain et machine, plus spécialement centré sur les handicaps moteurs et sensoriels, où l’on essaie de concevoir des technologies qui compensent ou contournent le handicap. Exemple avec les prothèses. 2°) Le domaine de l’informatique pédagogique, plus spécifiquement centré sur les troubles de l’apprentissage, où l’on tente d’améliorer l’apprentissage ou de compenser le trouble. Exemple avec certains logiciels sur le décodage émotionnel.

Des études auprès des enfants aveugles: Les auteurs relatent que de nouveaux outils numériques associant les images à des bandes sonores favoriseraient les apprentissages. Ou encore les synthèses vocales associées au Braille ou enfin la réalité augmentée qui a prouvé que les apprentissages étaient plus opérants que si la personne se situait dans un environnement naturel. Banf & Blanz en 2013 ont développé un système permettant de sonoriser des images sur des tablettes numériques. Ainsi, en touchant l’image, une information sonore simple ou élaborée sur le contenu est transmise à l’apprenant.

Une étude auprès de personnes en situation de handicap moteur: adapter les claviers. Des claviers virtuels permettent aujourd’hui une meilleure adaptation pour la personne avec handicap moteur, réduisant la fatigue par exemple. Cependant, les auteurs observent souvent le même phénomène, celui de l’organisation du temps, de l’espace, les ressources disponibles, la formation des professionnels, les valeurs des usagers, faisant parfois obstacle à l’intégration de ces solutions.

Une technologie pour apprendre à reconnaître les émotions: Les auteurs s’appuient sur des études de Baron-Cohen, Golan & Ashwin en 2009, menées auprès d’enfant avec Troubles du Spectre Autistiques et d’autres enfants sans trouble. Le support d’apprentissage qui était un programme d’ordinateur sur DVD, entraînait l’enfant à reconnaître les émotions. Les résultats furent significatifs.

Un exemple d’écran du logiciel Play-on: exercice de discrimination phonétique

La technologie au service des élèves dyslexiques: Apprentissage de la lecture. L’équipe d’Annie Magnan et Jean Ecalle à Lyon, a produit un ensemble de résultats très encourageants. Leurs travaux ont notamment montré qu’un système qui permet un entraînement audiovisuel à la reconnaissance et à la segmentation des sons et aux contrastes vocaux pouvait améliorer la reconnaissance des mots écrits et donc à la lecture. Cette équipe utilise le logiciel « Play-on ».

Les auteurs concluent ce chapitre en disant qu’il ne suffit pas aux apprenants de s’entraîner et répéter les exercices mais que c’est aussi en comprenant, en conceptualisant, en explorant, en découvrant, en prenant conscience, que les apprentissages seront encore plus opérants.

Réflexion: pour faire lien avec la conclusion des auteurs, je me réfère également à une expérience professionnelle auprès d’un adulte avec TSA qui peine à faire des pauses entre chaque bouchées alimentaires lors des repas. Il souffre d’un besoin de « remplissage » au risque d’être victime d’une fausse route dans la cas le plus grave ou à moindre coût de souffrir de troubles digestifs. Alors, la technologie numérique est venue en aide à cette personne et le mérite revient à l’ergothérapeute qui a mis en place une fourchette électronique. Il s’agit d’un couvert qui vibre à espace régulier entre chaque bouchée. Ceci pour développer son autonomie autour du repas. Mais ceci ne suffit pas si la personne n’y a pas mis de sens et n’a pas compris l’intérêt. Alors la fourchette électronique a l’avantage d’être reliée à une mémoire interne et un port USB permet de suivre l’évolution sur écran numérique après chaque repas par le biais d’une courbe. Ainsi, un échange avec la personne lui permet de mieux comprendre et d’accepter la démarche éducative et d’être mieux accompagnée au fil du temps. Mais encore faut-il que le personnel soit formé et cela demande du temps et beaucoup d’argent…

Chapitre 10: « Ça va coûter moins cher »: le mythe de la baisse des coûts et de la gratuité:

Les auteurs avancent que certains simulateurs numériques ont eu un effet bénéfique en terme de sécurité et de coût de formation comme par exemple avec les simulateurs de vols qui ont émergé durant les années 1940. Mais cela aussi a ses limites. Il disent aussi qu’il a fallu apprendre à concevoir des environnements numériques de formation, avec une idée précise de ce que l’on pouvait y faire, et ne pas y faire. On s’est rendu compte que ce travail de conception, long, minutieux, exigeant, revenait extrêmement cher.

« Un accès gratuit à des contenus qui ont un coût ». Les auteurs concluent ce chapitre en disant que certains contenus de e-learning sont gratuits mais que derrière ces outils il y a une somme de travail non négligeable et que tôt ou tard, il faudra payer les concepteurs. Donc quid de la durée de vie de la gratuité?

Réflexion: Toujours au sein de ma profession, nous avons voulu faire l’achat de tablettes numériques au bénéfice des adultes en situation de handicap afin de développer des apprentissages. En l’absence de budget, il nous a fallu répondre à un appel à projet auprès de la fondation d’un grand groupe de télécommunication qui nous proposait un don selon la recevabilité et le coût de notre projet. Nous étions trois professionnels pour construire ce projet. J’ai évalué à environ 30 heures de travail au total pour nous trois pour construire ce projet, de son étude de faisabilité, à sa conception et sa production. Nous avons obtenu un budget de 5500 €. Ce travail est inclus dans nos heures de travail global, mais par cet exemple, j’ai voulu illustrer que derrière quelque chose qui peut paraître gratuit, il y a toujours un contribution financière et humaine.

Pour conclure: En écrivant ce billet d’analyse, j’ai appris beaucoup de choses que j’ai cherché à partager par le biais de notre blog et j’y ai pris certes beaucoup de plaisir. Mais au fond, je me pose la question suivante: « Combien de temps serais-je capable d’apprendre en autarcie par le biais du numérique. La période de restriction sociale que nous traversons en cette période de « guerre virale » contre le Covid-19 nous amène à changer nos habitudes et à explorer davantage ce que le numérique peut nous offrir. C’est une bonne chose mais ne manque-t-il pas une pièce essentielle de ce beau puzzle qu’est notre vie, celle que nous savons partager? Je postule pour apprendre avec le numérique et je trouve la recherche de ces deux auteurs très intéressante car elle m’amène à ne pas oublier que le présentiel a aussi sa place aux côté du numérique. Le numérique va de paire avec un échange social vivant et humain. J’en suis convaincu.

GraphoGame : un outil numérique pour enfants en difficultés d’apprentissage de la lecture

Bonjour à tous ! La ressource que je souhaitais vous présenter aujourd’hui est un article de 2017 écrit par un groupe de chercheurs français (du laboratoire de l’université et du CNRS d’Aix-Marseille) et de chercheurs finlandais concernant l’outil Graphogame qui est un jeu éducatif conçu par des chercheurs dans le but de faciliter l’apprentissage de la lecture aux enfants en difficultés d’apprentissage.

La ressource a d’abord été mise en place en Finlande et est arrivé en France à la suite de cette recherche faite sur des élèves de CP et CE1.

Pour les plus curieux, voici le lien de l’article dont je vais parler !

https://hal-amu.archives-ouvertes.fr/hal-01909660/document

Mon choix de ressource s’est porté sur cette étude car dans le cadre de notre cours sur le numérique et apprentissage, il me semblait important de pouvoir aller plus loin que les outils et informations pour nous , adultes, et d’aller chercher à améliorer notre pratique avec des fonctionnements innovants autour du numérique !

Introduction à la dyslexie

L’outil Graphogame existe pour accompagner les enfants ayant des difficultés d’apprentissage de la lecture et étant potentiellement dyslexique, mais comment se traduit la dyslexie?

C’est avant tout un retard d’apprentissage de la lecture important, malgré une intelligence dite normale et sans difficultés cognitives ou sensorielles. Deux explications sont avancées dans l’article pour expliquer ce phénomène: Le premier point est la difficulté d’analyse phonémique qui créerait des difficultés de reconnaissance et d’assemblage des différents phonèmes (ce qui constitue l’essence de la lecture). Le fait que le traitement phonologique ne se mette pas en place complique extrêmement le phénomène de décodage et c’est pourquoi l’automatisation à acquérir dans la lecture est extrêmement réduite. Le deuxième point souligné est la difficulté de traitement visuels et visuo-attentionnels. C’est-à-dire que l’enfant ne visualise pas toujours le mot dans son ensemble, et dans le bon ordre et cela complique le traitement orthographique et le mécanisme de décodage est affecté.

 

Graphogame: Qu’est ce que c’est ?

C’est un logiciel d’entraînement audio-visuel pour améliorer l’apprentissage de la lecture pour les apprenants en difficultés (ou non) qui présente des stimuli auditifs et des choix orthographiques à différents niveaux (phonème, syllabe, mot, phrase…).

Le logiciel fonctionne sur trois niveaux:

Tout d’abord il se concentre à ce que l’apprenant renforce la perception auditive des sons, des phonèmes. Ensuite, il travaille sur la mise en relation du phonème avec son orthographe: ce que l’on appelle le décodage. Enfin, il se focalise sur le rapport sur l’orthographe uniquement et sur le positionnement des lettres.

L’importance majeure de ce fonctionnement est de créer du lien entre le codage orthographique (ce que l’on décode sur le papier) et le codage phonologique (le son que représente les lettres sur le papier) afin d’aider à l’automatisation de la lecture.

 

Techniquement, voilà comment cela fonctionne:

Le logiciel fonctionne avec des séquences composés de  niveaux de difficultés avec des exercices variés.

L’élève porte un casque dans lequel il entend les stimuli auditifs et doit cliquer sur l’écran sur les propositions exactes en fonction des exercices (voir photo).

graphogame photo

Chaque partie requiert un certains pourcentage de bonne réponse afin de pouvoir passer à l’exercice suivant ce qui fait que chaque élève avance à son rythme en fonction des résultats qu’il obtient. Le jeu est aussi fait en sorte pour que chaque exercice ne contiennent que les relations graphophonologiques déjà vues auparavant et celle étudié dans le chapitre en cours afin de créer une automatisation de lecture du contenu déjà vu et un apprentissage progressif des nouveaux phonèmes.

 

Sans rentrer dans les données chiffrées des résultats de l’étude que vous pouvez consulter via le lien de l’article, il convient de constater que les résultats sont dans l’ensemble très positifs à de nombreux points de vue, que ce soit dans le nombre de mots reconnus et lus, dans la lecture à vous haute des mots, et ne serait-ce que dans le plaisir d’apprendre via un support ludique.

Cependant, cela reste à prendre avec de la mesure puisque trop peu de test, et sur trop peu de temps cela a été essayé en classe. C’est un outil vers lequel nous pourrions nous pencher plus en détail à l’avenir, mais qui ne constitue pas encore le présent dans les salles de classes.

 

Personnellement, cette ressource me paraît être une ouverture intelligente du numérique dans les salles de classes. Si ces chiffres tendent à se confirmer au travers de nouvelles études, diversifier les outils ( numériques ou pas) permettra de se rapprocher d’une individualisation de l’apprentissage pour les élèves en difficultés. Ce logiciel n’aura pas réponse à tout mais l’objectif est que l’enseignant puisse disposer d’outils variés afin d’adapter sa pratique aux profils des élèves et le numérique est une chance en ce qui concerne l’innovation dans les supports d’apprentissage.

 

Si ce sujet vous passionne autant qu’il me passionne, je vous encourage à aller vous renseigner à ce propos via le lien suivant qui vous donnera accès à trois conférences concernant ce logiciel, les apprentissages et le numérique !

http://grapholearn.fr/conferences/apprentissages-lecture-outils-numeriques/

J’espère que cet article vous aura plu et que tout se passe bien pour vous en cette période de confinement national.

Charly Cruault

la réalité virtuelle

voici une conférence de Stéphane BLOCQUAUX, docteur en sciences de l’information et de la communication, auteur du livre  » le biberon numérique »

,https://www.youtube.com/watch?v=80nYG6ZFIDg, dans cette conférence, il alerte les parents sur la réalité virtuelle, sur l’éducation des enfants au virtuel, la rupture avec le réel occasionné par ces casques de réalité virtuelle.

Il alerte sur l’identité numérique,sur la e.reputation, sur tout ce qui peut être retrouvé sur les réseaux, les photos, tout ce a été publié, posté, par la personne, qui pourra être utilisé par exemple par un employeur, Son objectif est d’alerter sur le rôle de parent et de « développer la veille parentale numérique », de « définir la limite numérique », »savoir dire non »

d’autres information sur la réalité virtuelle: salon Laval Virtual, à Laval en Mayenne.

La réalité virtuelle est auusi utilisée dans le domaine de la santé, par exemple lors des anesthésies ou lors d’examens pour apaiser les patients, pour apaiser la douleur,et pour divertir ou rééduquer à la mobilité les personnes âgées

http://www.leparisien.fr/societe/sante/sante-la-realite-virtuelle-pour-apaiser-les-patients-24-02-2020-8265681.phphttps://www.sanofi.fr/fr/labsante/Quelles-sont-les-applications-de-la-realite-virtuelle-en-sante

https://www.soignantenehpad.fr/blog/la-realite-virtuelle-avantage-pour-les-personnes-agees.html

et voici une conférence de Miguel DELECOURT,Conférencier, formateur, coach et consultant Réseaux Sociaux, Social Selling et e-réputation,il intervient auprès des professionnels, des sportifs de haut niveau et des étudiants.Il renforce ce que dit Stéphane Bloquaux,https://www.youtube.com/watch?v=vx49s5gnrj8

résumé livre « le biberon numérique »

Parents, éducateurs et professionnels de la santé, les mutations numériques vous interpellent,
vous choquent ou vous passionnent.

À l’ère du smartphone et des casques virtuels immersifs, nous devons rester vigilants concernant les usages de l’Internet et des outils connectés que nous offrons aux enfants. Vous qui n’êtes pas « nés avec internet dans votre berceau », partez prendre la mesure de ce que vivent ces enfants sur qui repose désormais le lourd fardeau de la connectivité juvénile permanente.

Cet ouvrage questionne votre éducation au virtuel, pour vous aider à mieux lutter contre toutes les formes de cyber-violence, au sein du système éducatif ou de santé, comme dans votre sphère familiale.

numérique et administratif

exemple de vie quotidienne:

tout à l’heure j’ai voulu récupérer la carte d’identité de ma fille qui devait partir en Italie,

je n’ai pas pu la récupérer car il y avait un dysfonctionnent sur le réseau national des cartes d’identité

tant pis, de toutes façons elle ne part plus

l’accès aux services publics

voici un article du journal OUEST FRANCE de mars 2019,

cet article vient pointer les difficultés que les personnes peuvent rencontrer devant le numérique, alors que de plus en plus de démarches administratives se font par le numérique.

L’accès aux services publics en milieu rural passe par le numérique, selon la Cour des comptes

Plus de numérique, mais avec plus d’accompagnement : pour la Cour des comptes, l’accès aux services publics en milieu rural passe par un meilleur usage d’internet, indispensable pour concilier les attentes des citoyens avec une « gestion plus efficiente » de l’argent public.

| DANIEL FOURAY, Ouest-France avec AFP Publié le 20/03/2019 à 16h09

C’est un rapport de 150 pages réalisé par la Cour des comptes à la demande du comité d’évaluation des politiques publiques de l’Assemblée nationale. Dans ce rapport, publié en plein débat sur l’état des services publics dans les campagnes, relancé par le mouvement des Gilets jaunes, la Cour passe en revue la présence de l’État dans les territoires « enclavés » ou « isolés », où vit près de 15 % de la population française.

« L’offre de services dans les territoires en déclin démographique doit évoluer, pour correspondre aux nouveaux besoins qui s’y manifestent », estime la Cour. Cette mutation passe notamment par un essor du numérique, qui doit « devenir le mode d’accès normal » pour certains services publics, ajoutent les magistrats financiers. Ils voient là « une solution pour compenser un accès physique limité ou distant ».

La dépendance à la voiture, un frein pour les plus jeunes et les plus âgés

« Contrairement à une perception répandue, il n’y a pas eu d’abandon généralisé de ces territoires par les grands réseaux nationaux de services publics », assure la Cour des comptes, qui analyse la situation dans huit départements ruraux, dont l’Ardèche, la Creuse et la Haute-Saône. « Rapportée à la population, leur présence physique y reste dense, dans certains cas davantage même que dans les autres parties du territoire national », poursuit l’institution de la rue Cambon, qui dit vouloir « nuancer » le ressenti des territoires ruraux.

Selon le président de la Cour Didier Migaud, le sentiment d’abandon des citoyens est néanmoins « compréhensible », au vu des « obstacles » qui limitent l’accès aux services en milieu rural, notamment la dépendance à « la voiture », un frein « pour les plus jeunes et les plus âgés ». Un ressenti qui justifie selon la Cour des comptes un recours accru à la dématérialisation, perçue comme un « instrument d’égalisation des chances », à condition que « la transition » vers le numérique « soit bien préparée et bien accompagnée ».

Pour réussir, « cette évolution doit être mieux anticipée », prévient ainsi le rapport, qui recommande d’améliorer les infrastructures existantes, mais aussi l’accompagnement des usagers, via « la mise à disposition de matériel », la mise en place d’« ateliers de formation » ou encore « la réalisation des démarches, en leur lieu et place mais en leur présence ».

Le profil de l’apprenant numérique – article de J.F. Ceci

Jean-François Ceci, à l’Université de Pau, est un chercheur en sociologie de l’éducation et numérique. Il a publié en janvier 2019 une étude de terrain réalisée à Pau pour cartographier les usages numériques faits par les élèves et étudiants et permettre de dégager les profils que l’on rencontre.

Je partage avec vous cet article très intéressant pour notre cours (cliquez ici). Qu’en pensez-vous ? Reconnaissez-vous des profils que vous rencontrez dans votre entourage ou dans votre pratique professionnelle ?

Technophobe

Que se passerait-il si nous devenions allergiques à la technologie? Que nous ne pouvions plus utiliser notre téléphone? Notre vie quotidienne serait alors radicalement transformée.

Ce court métrage montre à quel point nous sommes dépendants de la technologie et les différences générationnelles au regard de la technologie.

Bon visionnage !

https://youtu.be/wNRUzu4fTgw

L’usage intensif des jeux vidéos augmente la fatigabilité des jeunes

D’après nos recherches sur cette affirmation, nous avons trouvé de nombreux articles non fondés scientifiquement. Donc la difficulté réside dans le fait de trouver un article fiable et argumenté. Toutefois le site du CHUV (Centre Hospitalier Universitaire Vaudois), situé à Lausanne (Suisse), dispose d’un CJE (Centre du Jeu Excessif) dédiée aux personnes pouvant être dépendantes aux jeux et notamment aux jeux vidéos.

La nuance est plus à prendre dans l’usage qui peut en être fait:

  • Usage occasionnel
  • Usage régulier
  • Usage abusif
  • Usage addictif

Quelles peuvent être les conséquences d’un usage abusif ?

  • Conséquences émotionnelles et psychologiques
  • Conséquences physiques
  • Conséquences relationnelles
  • Conséquences professionnelles et scolaires

Les conséquences négatives dépendent de la situation personnelle de chacun.

Le manque de sommeil et la fatigabilité se retrouvent dans les conséquences physiques ainsi que dans les conséquences émotionnelles et psychologiques, au travers de la dépression et l’anxiété.

Pour aller plus loin, voici le lien vers le site:

https://www.chuv.ch/fr/jeu-excessif/cje-home/patients-et-famille/jeux-video-et-internet/quand-le-jeu-devient-problematique/

Un questionnaire pour tester l’addiction d’un « e-proche » est à disposition sur ce même site. Alors testez vous!

Cliquer pour accéder à CJE_DEP_JEUX_PROCHE_FR_2019.pdf

Mimie, Chanchan, Arnaud et Jérôme